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 Empire de Chine

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MessageSujet: Empire de Chine   Mar 9 Fév 2010 - 13:04

La Chine n'a jamais été un véritable Etat-nation jusqu'à récemment. Les différents empires de Chine, dont les dynasties règnantes avaient des origines diverses (mongoles pour les Yuan, manchoues pour les Qing, turques des steppes pour une partie des Tang) mais plutôt une immense aire civilisationnelle, tantôt unifiée sous le règne du fils du ciel, tantôt divisée en différents Etats indépendants, et fonctionnant eux-mêmes en empires. On peut peut-être noter des éléments de continuité plus importants que dans n'importe quelle autre civilisation. En effet, durant 2100 ans, il n'y eut pas un empire, mais des empires, et pourtant tous relevaient de la même culture et avaient le même mode de fonctionnement, ainsi qu'une aire géographique plus ou moins similaire (chaque empire unifié avait au moins la "Chine des 18 provinces" cad le territoire qui va de la frontière vietnamienne à la muraille de Chine et du pacifique au piémont de l'Himalaya). Je vais uniquement m'interesser à la période dynastique avec la seule exception de Confucius, qui a vécu des siècles avant la première unification de l'empire. Je ferais un post par chapitre en général, avec des chapitres correspondant aux grandes périodes de l'histoire.


Confucius



Confucius (Kong Fuzi) est le personnage le plus important de l'Histoire chinoise. Selon la tradition, il a vécu de 551 av J-C à 479 avant J-C. Sa vie n'a rien d'un succès. En effet, nostalgique de l'empire unifié (qui toutefois n'était pas le grand empire de Chine puisqu'il ne se consituait que d'une petite partie du Nord-Est de la Chine actuelle), il sert plusieurs fois de conseillers à de grands seigneurs, mais peu satisfait de ses maitre ou trop indépendant, il ne reste jamais longtemps au service d'un seul (un échec qui rappelle celui de Platon en politique). Alors il s'est mis à penser et enseigner. Selon lui, la chute de l'empire ne peut connaitre qu'une réponse : la réstauration du "mandat du ciel". En effet, pour Confucius, l'autorité doit être respectée. Seulement, si elle ne traite pas bien ceux qu'elle doit gouverner, alors ceux-ci ont un droit de remontrance respectueuse. Il pense à la manière de créer une communauté harmonieuse, et il fait ainsi la promotion du respect de l'ordre, basé sur des rapports respectueux entre les différents acteurs de la société, la reconnaissance de l'autorité, la paix instaurée au sein de chaque famille (dont le modèle est essentiellement patriarcal). Confucius pense également que l'harmonie ne se conçoit pas sans la reconnaissance de l'action des ancêtres, et le respect de ceux-ci et c'est pourquoi il prône le culte des ancêtres (plus afin de "créer" la famille que dans un but religieux).

Au centre de son projet, l'homme. Celui-ci n'est pas bon de naissance, mais il peut le devenir par une éducation correcte (et qui incorpore les éléments précedemment cités) afin d'atteindre la sagesse et la vertu, c'est-à-dire la capacité à traiter autrui comme il voudrait lui-même être traité par celui-ci. La meilleure situation étant celle où l'homme se comporte instinctivement comme tel sans se soucier en permanence de ses actions et de leur conformité à un "code de bonne conduite".

En matière de politique, Confucius prône la réunion de tous sous un seul régime, impérial mais non totalitaire. En effet, l'empereur tire sa légitimité du "ciel", il doit savoir règner par la justice, et par l'ordre moral, et non par la coercition. Et ses sujets ont un droit de remontrance respectueuse qui selon Confucius, ne doit pas devenir une contestation sauvage et aveugle. " Si les hommes sont gouvernés par des lois et des châtiments, alors il essaieront d'eviter les châtiments, mais ne seront jamais honteux de leurs actions. Si ils sotn gouvernés par la vertu, alors ils ne pourront agir mal du fait de la honte, et ils deviendront bons." C'est là qu'il faut relativiser l'apport de Confucius. En effet, lui-même n'a pas ouvertement dit que renverser une dynastie qui ne suivrait plus le bon chemin était acceptable. C'est le philosophe confucianiste Mencius, qui a vécu environ 2 siècles plus tard, qui a principalement théorisé le "mandat du ciel", à savoir que seule une dynastie pouvait l'avoir à une période donnée, mais qu'elle pouvait le perdre si elle n'accomplissait plus correctement son devoir. Dans ce cas là, la révolte devient acceptable, et celui qui parvient à la mener à son terme peut revendiquer le mandat du ciel, et fonder sa propre dynastie. En cela, le mandat du ciel de Mencius diffère totalement du "droit divin" européen.

Confucius a donc théorisé non un type de gouvernement mais le mode de fonctionnement de la société dans sa totalité. Il a écris à une période où la Chine était divisée :

La chine à l'époque de Confucius:


Toutefois ses enseignements prennent surtout une importance dans la Chine unifiée, notamment au IIe siècle avant J-C sous la dynastie Han. Le confucianisme va donc devenir doctrine officielle et le rester pendant plusieurs siècles, sa tradition étant conservée par les fonctionnaires impériaux qui étaient réputés connaitre ses écrits par coeur. Le confucianisme (particulièrement le confucianisme d'Etat) n'était pas une religion, mais certains ont créé le culte de Confucius.



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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Mar 9 Fév 2010 - 13:37

l'empire Qin

Qin Shi Huangdi :

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La réunification de l'empire a eu lieu au IIIe siècle avant J-C, au Nord de la Chine actuelle. Qin Shi Huangdi (prononcez "tchin") accède en effet au pouvoir dans le royaume de Qin en 246 avant J-C. Il s'agit alors d'un royaume parmi d'autre, assez quelconque bien que plus puissant que la plupart des autres (mais pas le Chu). De plus, le nouveau souverain doit déjouer un certain nombre de complots. Toutefois, Qin a pour projet d'unifier la Chine et commence une grande campagne en - 230 pour accomplir son projet. Ses ennemis : les Etats de Han, Zhao, Yan, Wei, chu, Yue et Qi. L'Etat de Han est le premier à tomber, assez facilement, et devient la province du Yinchuan. En 229, Qin capture Handan, la capitale du Zhao, puis Ji la capitale du Yan l'année suivante. En - 225, il assiège la capitale du Wei, Ta liang. Incapable de la prendre, il l'innonde en détournant les eaux du Huang He pour forcer sa réddition. Puis, il entre en campagne contre le puissant royaume du Sud (de la Chine de l'époque, c'est-à-dire sur le Yangtze). En -224, Li Xin général de Qin subit une première défaite avec 200 000 hommes. L'année suivante, Qin repart avec 600 000 hommes d'après les sources chinoises. Il écrase l'armée Chu à Su, puis capture Soquen, capitale de l'Etat. En -222, l'Etat de Yue est facilement battu et en - 221, l'Etat de Qi se rend sans même combattre.

L'empire unifié de Qin:



La rapidité de cette conquête s'explique par la puissance des armées du Qin, véritable Sparte orientale, dont une proportion importante de la population (estimée à quelques millions) sert dans les armées. C'est à cette époque que l'on commencer à abandonner le chariot de guerre, au profit de la cavalerie plus mobile. On utilise désormais massivement le fer, pour les armes, les armures etc. L'arbalète devient également une arme privilégiée. Et une fois l'empire unifié, Qin, premier empereur de Chine, fonde un grand Etat : tout y est standardisé, les mesures, les langues (même si on en est pas à imposer une langue pour tous les sujets, l'administration a une langue officielle), grâce à une bureacratie efficace. C'est là que commence une grande tradition impériale chinoise : la centralisation. Immense, le territoire chinois est pourtant, lorsqu'il est unifié, gouverné en Etat unitaire, avec une administration en théorie totalement au service de l'empereur. La Chine est donc un Etat unitaire dès cette époque, et sédentaire. A l'inverse, son principal ennemie est une confédération assez lache des peuples nomades, la confédération des Xiongnu, qui a un immense territoire au Nord.

Statut d'un soldat Han



Casque d'un soldat Qin


soldat qin :
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Pour répousser toute invasion, Qin ordonne la construction d'un immense mur au Nord, la grande muraille de Chine (celle que l'on voit aujourd'hui est essentiellement celle rénovée par la dynastie Ming et notamment Ming Yongle). Ce n'est que l'une de ses nombreuses constructions. Lorsque Shi Huangdi meurt en - 210, il a réussit à créer son Etat, qui ne comprend pas encore le Sud de la Chine actuelle. Cible de nombreuses tentatives d'assassinat, il meurt toutefois complétement paranoïaque et obsédé par l'immortalité. C'est près de son tombeau que l'on trouve la fameuse (vraie ? Fausse ?) armée de terre cuite sensée le protéger dans la mort. Son premier ministre Li si, et le chef des eunuques (les eunuques, chatrés dès leur enfance pour pas qu'ils ne puissent être tentés de créer leur dynastie, servaient souvent comme hauts conseillers de l'empereur) Zhao Gao placent sur le trône le fils de Qin, quii devient l'empereur Qin er Shi. Manipulé, il laisse gouverner ses conseillers qui imposent un régime tyrannique, ce qui provoque des révoltes. Zhao tente de reprendre la main en forçant l'empereur à se suicider. Ziying, son neveu, prend alors le pouvoir et fait executer Zhao. Mais lui-même doit faire face à des révoltes massives. Ziying perd une bataille contre les rebelles Chus sur le fleuve wei en -207. Il est capturé et executé parl e chef rebelle Xiang Yu. Toutefois, la guerre se poursuit ensuite netre Liu Biang, vainqueur de la bataille du Wei et Xiang yu. Liu Bang remporte la victoire, et devient empereur fondant la dynastie Han.

Importance : La dynastie Qin a mis fin dès l'antiquité au féodalisme en Chine (bien que celui-ci se soit ensuite souvent retrouvé au cours de l'histoire). En effet, l'empereur Qin a mis fin à la période des Etats guerriers et a privilégier la méritocratie pour recruter ses fonctionnaires et ses militaires. Ce système sera imité par les dynasties suivantes qui développeront encore l'administration chinoise.


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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Mar 9 Fév 2010 - 13:50

L'empire de la dynastie Han à son apogée

La dynastie Han est souvent vue comme un âge d'or de l'Histoire chinoise. C'est celle qui a régné le plus longtemps de -206 à 220 après J-C, avec une bref interruption de l'an 9 à l'an 23. On divise la dynastie en deux périodes : les Hans occidentaux (avant cet intermède) et les Hans orientaux. Il y a tout d'abord une guerre civile entre Liu Bang et Xiang Yu. La guerre se poursuit jusqu'à la défaite final de celui-ci à Gaixia. Liu Bang est alors le seul maitre en Chine et reste empereur (connu désormais comme l'empereur Han Gaozu) jusqu'en - 195. Il établit sa capitale à chang'an (actuellement xia'an). La nouvelle division de l'empire : 13 commanderies directement contrôlées par l'Etat et dix royaumes semi-autonomes. Mais dès - 157, tous les roys (souvent d'anciens généraux de Liu Bang) ont été remplacés par des membres de la famille impériale. Puis à partir de - 145, l'empire entame un grand mouvement de centralisation (du à des révoltes), qui n'abolira jamais les royaumes mais limite très sérieusement leurs prérogatives (allant jusqu'à interdire aux roys de nommer leurs conseillers et fonctionnaires). En outre, ils sont divisés, certains territoires devenant des commanderies.

A l'étranger, de nombreuses menaces sont aussi présentes. Dès - 200 les Xiongnus attaquent le Nord de la Chine, remportent la victoire de Baideng et forcent les Chinois à payer un tribut. L'empereur Wu, qui régne de - 141 à - 87 (et considéré comme le plus grand empereur Han et l'un des plus grands empereurs de l'Histoire chinoise), ne se satisfait pas de cette situation et tente d'assassiner les principaux chefs Xiongnus. Le complot échoue mais dès - 133, d'énormes expéditions militaires sont lancées contre les nomades. En - 119, ils sont vaincues de manière décisive par les généraux Huo Qubing et Wei Qing à Hobei et repoussés au Nord du désert de Gobi. Même après la mort de Wu, les Xiongnus continuent d'être défaits et en - 51, ils deviennent tributaires. Un seul chef Xiongnu, Zhizhi Chanyu, reprend la lutte mais il est vaincu par le général chinois Cheng Tang à la bataille de Zhizhi (dans l'actuel kazakhstan). Les Hans annexent ainsi de larges territoires au Nord et en Asie centrale : ils y établissent 3 nouvelles commanderies et le protectorat des territoires de l'Est. Cette conquête de l'Asie centrale marque l'ouverture de la route de la soie. Parallèlement à ces conquêtes, l'expansion continue aussi au Sud : Les Hans franchissent le Yangtze et annexent les actuelles provinces du Guangdong , du Guangxi, du Yunnan ainsi que le Nord du Vietnam (en - 111). En - 108, le Nord de la Corée est conquise. En l'an 2, la population de l'empire s'élève à plus de 57 millions d'habitants, ce qui en fait alors, d'assez loin, l'empire le plus peuplé du monde devant l'empire romain.

Pour financer cette période d'expansion sans précédent, l'empereur Wu a nationalisé de nombreuses production, dont le métal et a fait de marchands efficaces des fonctionnaires devant gérer ces monopôles au nom de l'Etat. Quant à l'armée, elle est encore composée de conscrits mais généralement bien entrainés, d'une force réduites de soldats de carrière et surtout, elle connaît d'importants changements comme l'importance que prennent les archers montés dans les campagnes du Nord contre les nomades. Au sud, on met plutôt l'accent sur la guerre navale, et d'importantes flottes fluviales sont mises en place. Les Hans disposent également d'une flotte maritime.

L'expansion des Hans :



Les territoires conquis sont ici les territoires en jaune et en beige.

L'empire des Hans et l'empire romain en l'an 1 :
Spoiler:
 



L'empereur Han Wudi :
]


A partir de - 33, Wang Zhengjun est impératrice douhairière. En l'an 6 après J-C, Wang Mang est nommé par elle régent de l'empereur Liu ying (depuis liu bang, "liu" est le nom de famille des empereurs hans, mais on les connait généralement sous leur nom officiel "Han"). Il refuse de céder ensuite le pouvoir, revendique le "mandat du ciel" et créé la dynastie Xin, qui dure jusqu'en l'an 23. Impopulaire, il est finalement assassiné par des rebelles dans le palais impérial de Weiyang. Une période de trouble commence alors. L'empereur Han gengshi, déscendant de l'empereur Jing (mort en - 141) revendique le trône, mais il est à son tour déposé par des rebelles et tué. Un fantoche de la familel royale, Liu Fenzi, est mis sur le trône. Mais le frère de Gengshi, Liu Xiu, prend le pouvoir et devient l'empereur Han Guangwu de 25 à 57. Il établit sa nouvelle capitale à Luoyang et est aidé par ses fidèles généraux Feng yi et Deng yu. Il inaugure la période des Hans orientaux. Ceux-ci doivent redresser l'empire. En effet, une partie de l'asie centrale a été perdue durant la période troublée de Wang Mang et en 63, les Xiongus y retournent. Dix ans plus tard Dou Gu les bat à la bataille de Yiwulu et reprend l'asie centrale, allant jusqu' à l'actuel Xinjiang (province du nord-ouest de la Chine). Le général Ban Chao atteint, lui, l'Afghanistan où un brève guerre l'oppose à l'empire du Kush. Ces derniers se replient mais la Chine n'annexe pas formellement les territoires occupés par Ban. C'est en 166 que des Romains (mes émissaires où des marchands) atteignent la Chine, bien que l'on ne sache si ils se sont arrêtés à l'actuel Vietnam où si ils ont bien pu visiter la cour impériale. Des émissaires et marchands parthes se rendent également en Chine.

Mais déjà, les eunuques commencent à se déchirer et à comploter, ces luttes atteignant leur point culminant sous le règne de l'empereur Han Ling à partir de 168. C'est dans ce contexte qu'éclate les révoltes des turbans jaunes et des 5 boisseaux de riz en 184. Plus offensif, les turbans jaunes sont écrasés au bout d'un an par une armée notamment mené par le général He Jin. C'est à cette époque qu'un officier alors presque totalement inconnu du nom de Cao Cao commence à s'illustrer. L'autre révolte durera plus longtemps. Mais, profitant de son nouveau pouvoir, He Jin s'allie avec le chef de guerre Yuan shao pour prendre le pouvoir. Il est assassiné sur ordre des eunuques. Mais Yuan Shao et son parent Yuan Shu attaquent les palais du nord et du sud de la capitale Luoyang et massacrent des centaines d'eunuques. Seulement, le général Deng Zhouo parvient à les chasser et à réinstaller l'empereur Shao dans la capitale. Mais rapidement, il préfère nommé empereur le frère de celui-ci, sous le nom de Han Xian. Mais Deng est assassiné par son fils adoptif Lu Bu en 192.


Je choisis de mettre fin à mon chapître ici, bien qu'en réalité, la dynastie des hans continue à régner officiellement jusqu'en 220. Je vais faire un chapitre spécial sur la transitions vers la période des trois royaumes. Sachez seulement que l'héritage des Hans est considérable : l'Etat est d'abord réorganisé. L'empereur, en effet, s'entoure des ses conseillers, formant un cabinet dirigé par les 3 excellences, ou 3 grands ducs.Cette insitution est d'abord suspendue par Deng Zhouo qui se fait nommé chancelier (nota bene : il s'agit d'une traduction conventionnelle française, je n'ai pas pris les titres en chinois) et plus tard Cao Cao, qui sera selon les traductions "chancelier impérial" ou "premier ministre". Sous les ordres des 3 excellences, il y a 9 ministres. Les Hans orientaux ont réorganisé l'armée : elle est désormais professionnelle et divisée en plusieurs armées :
- L'armée du Nord, strictement professionnelle et disponible à plein temps. C'est une force réduite stationnée aux alentours de la capitale. Elle est renforcée par des milices non-professionnelles.
-L'armée du Sud est une armée de volontaires, professionnels mais ne servant pas à plein temps. Ils sont toutefois bien entrainés et régulièrement regroupés.
L'armée des Hans est une armée équlibrée avec une cavalerie importante. Celle-ci peut être légère ou lourde sous les Hans, avec une répartition plutôt cohérente. En revanche, lorsque les seigneurs de la guerre, à la fin du IIIe siècle, se mettent à lever leurs armées, les forces de cavalerie légère prennent numériquement systématiquement le pas sur la cavalerie lourde (lors de ses premières campagnes, Cao Cao a rarement plus de quelques centaines de cavaliers lourds, parfois moins de 100). Les unités de tirs sont importantes : on comte de nombreux archers montés (beaucoup refusent de porter une armure pour être plus mobiles), des arbalétriers à tir rapide (les arbalètes chinoises pouvant tirer à répétition un certain nombre de carreaux), des archers. L'infanterie joue un rôle variable : dans les guerres contre les peuples nomades du nord, elle est vite reléguée (dès les Hans occidentaux) à la protection des convois, des avant-postes, des garnisons. Elle prend davantage d'importance dans les guerres en Corée, et au Sud (où on note l'utilisation de véritables "infanteries de marine"). Certaines unités sont légères et mobiles, d'autres ont des armures pouvant peser jusqu'à 20 Kg. Sous les hans occidentaux, les armées mobilisées sont parfois immenses (plusieurs centaines de milliers de soldats), donc on estime que seuls de 40 % à 55 % des soldats avaient de vraies armures (notons tout de même que les comptes chinois donnent toujours le nombre total de mobilisés y compris l'intendance, les cuisiniers voire parfois des colons accompagnant l'armée et eux mêmes peu équippés) selon les écrits (ultérieurs de plusieurs siècles) datant des songs (donnant à peu près un chiffre de 40 % pour une armée de l'époque des occidentaux, mais il s'agit d'un cas précis et d'une estimation grossière) ou les calculs des armées en terre cuite miniatures (environ 55 % semblent avoir des armures corporelles, le pourcentage atteignant le maximum dans ce qui semble être l'infanterie. Notons que certains n'ont pas ou plus d'arme donc on ne sait si il s'agit de fantassins, d'archers ou de simples membres de l'intendance). En tout cas, on peut facilement penser que l'infanterie était presque totalement protégées par des armures ( à différent degrés selon les unités), la cavalerie moins (notamment avec les archers montés et les unités de reconnaissance), les archers également, tandis que l'intendance n'en aurait pas. En revanche, les techniques d'utilisation de l'acier sont déjà maitrisées.

Une grande variété d'armes de siège sont utilisées, le trébuchet notamment.



soldats hans :
tels qu'on en voit dès les hans occidentaux


Ici, typiquement un soldat des hans orientaux


Ici les armures datant des hans orientaux et de la fin de la dynastie, elles sont surtout utilisées durant la périodes des 3 royaumes (ici elles appartiennent au royaume de Shu).


Des cavaliers légers hans :


simulation d'un cavalier han:
http://illiweb.com/fa/pbucket.gif

Navires de guerre fluviaux des hans :


L'époque des Hans est aussi connue pour la prospérité de la Chine d'alors, première économie mondiale. L'agriculture, de loin le plus large secteur d'activité, est la meilleure au monde. Cela est dû au mode de fonctionnement (les paysans sont pour la plupart des propriétaires ou des travailleurs libres au service d'un grand propriétaire, la petite propriété existant largement par ailleurs), aux avancées techniques et à la géographie du territoire chinois (avec notamment de très grandes plaines fertiles entre la mer et l'Himalaya. Le Sud est idéal pour cultiver le riz, le Nord pour les céréales.


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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Mar 9 Fév 2010 - 16:19

La transition vers les trois royaumes

Les seigneurs de la guerre en chine au début des années 190 :



Une carte de la situation de la chine en 220. Mais je vous la donne pour que vous puissiez repérer les lieux des batailles. Pour celles jusqu'en 208, zoomez sur le royaume nommé Wei, pour la bataille de Chibi (falaise rouge) zommez sur le Yangtze
Spoiler:
 

C'est une période marquée par l'omniprésence des chefs de guerre qui se battent pour le contrôle de la Chine. La Chine du Nord est une nouvelle fois au centre de cette lutte. En effet, en 196, Cao Cao, gouverneur de la province du Yan, accueille l'empereur Xian et lui conseille d'installer la capitale à Xuchang. Ce dernier s'était illustré lors de la révolte des Turbans jaunes en recevant le reddition de nombre d'entre eux alors qu'il n'était encore qu'un chef peu connu. Puis il avait vaincu Yuan Shu, frère de Yuan Shao. A partir de 194, il a combattu Lü Bu (considéré comme l'un des meilleurs ¨combattants de l'histoire de Chine) et en plusieurs campagnes a complétement anéanti les armées de plusieurs de ses lieutenants, parvenant même à vaincre personnellement Lü bu au sud de Juye.

En 197, il subit une défaite face à Zhang Xiu et est lui-même blessé. L'automne de cette même année, il bat les armées de Yuan Shu (qui après avoir perdu contre Lü Bu ont tenté de se tourner vers Cao Cao). Puis en 198, il se tourne à nouveau contre Zhang. D'abord mis en difficulté et pris en tenaille, Cao Cao parvient à redresser le situation et à tendre une embuscade à ses ennemis mais il ne peut vaincre Zhang de manière décisive. Néanmoins, celui-ci se rendra au final (sans avoir été vaincu) en 200. Après cette campagne indécise, Cao Cao doit se battre contre Lü Bu qui a contracté une alliance avec Yuan Shu. Il commence par remporter une succession de victoire contre Lü, l'écrasant totalement à Xiapei notamment. Trahi, Lü Bu est livré à Cao Cao qui lexecutera ensuite en 199 par strangulation.

C'est à partir de cette même année que Cao Cao lance une campagne contre Yuan Shao, celui-ci étant lui-même prêt attaquer Xu. La rencontre décisive a lieu a Guandu entre les 20 000 hommes de Cao Cao et les 100 000 hommes de Yuan Shao en 200. Ce dernier commet l'erreur d'attaquer de front la ligne de féense fortifiée de Cao Cao tout en laissant ses réserves à vingt kilomètres de son camp. Son ennemi en profite pour l'attaquer. Démoralisés par les pertes de leurs réserves, les soldats de Yuan Shao commencent à cèder. Cao Cao décide alors de mutiler des centaines de prisonniers et d'en enterrer d'autres vivants afin d'accroître cette démoralisation. Yuan Shao est complétement battu et perd 70 000 hommes. Sa puissance est définitivement brisée. Il sera encore vaincu à Cangting en 201.

Avant Guandu : territoire de Cao Cao (bleu) et Yuan Shao (Rouge)


En 203, les successeurs de Yuan Shao, Yuan Tan et Yuan Shang sont à leur tour battus à Liyang par Cao Cao qui a franchis le fleuve jaune. En octobre, ce dernier s'associe avec Yuan Tan pour battre Yuan Shang. Cao Cao assiège Ye et prend Handan à un général de Yuan Shang. Puis il bat ce dernier qui tentait de libérer Ye. Une fois Yuan Shang vaincu, Cao Cao trahit Yuan Tan, le bat dans la province de Ji (province située au Nord de celle où a eu lieu la campagne de Ye) en 205 et le fait exécuter avec toute se famille. Puis il reprend la lutte contre Yuang Shang et son frère Yuang xi. Le clan yuan est définitivement éliminé en 207. Cao Cao a alors effectivement vaincu les principaux chefs de guerre au Nord et unifié le territoire sous le nom de "Wei". Il est le vrai maitre de ce territoire, l'empereur l'ayant depuis longtemps nommé chancelier impérial, ou premier ministre (je ne sais qu'elle est la meilleure traduction). Reste le Sud...

Cette carte montre en bleu foncé les possessions de Cao Cao à ce moment (après la chute des Yuan). Les autres régions avec des dates sont celles conquises ensuite:



Car tandis que Cao Cao guerroyait au Nord, la famille Sun (descendant apparemment de Sun Tzu) étendait son emprise sur le Sud. C'est Sun Ce, notamment, qui dirige les campagnes militaires. Ce jeune (à sa mort en 200, il a 25 ou 26 ans) chef a d'abord servit Yuan Shu avec son père Sun Jian qui est mort au combat. En 195, Sun Ce conquiert le Jiangdong (au sud du yangtze). Puis il bat des seigneurs de la guerre du Sud avec sa petite armée (il commence avec 6000 hommes). Il est vrai que les armées du Sud sont alors nettement moins nombreuses que celles au Nord. Liu Yao est repoussé et assiégé à Xiannan et ses lieutenants vaincus à Niuzhu. Mais Sun doit abandonner le siège, afin de se rétablir et de vaincre à Hailing, Hushu et Jiangcheng. En février 196, Sun Ce abandonne Yuan Shu et en octobre de la même année bat Yan Baihu, un seigneur mineur, lui prenant Huiqui et Dongye. Son armée compte alors environ 30 000 hommes. A partir de 197, il participe même à une coalition contre Yuan Shu (auquel participe Cao Cao qui se lance contre l'allié de Yuan Shu; Lü Bu). En 199, Yuan Shu et vaincu par la coalition et de nombreux soldats se dispersent pour servir d'autres maitres, dont Sun Ce. L'année suivante, Sun prévoit d'attaquer Cao Cao qui part en campagne au Nord contre Yuan Shao, mais il est assassiné avant de pouvoir accomplir ce dessein. C'est son frère Sun Quan qui lui succède à la tête du territoire de Wu, installé au Sud du Yangtze, assisté par le plus fidèle lieutenant et ami de Sun Ce, Zhou yu.

Les troisiéme des territoires qui deviendront les trois royaumes, le plus modeste, est le Shu, fondé par Liu Bei, parent de l'empereur (donc un déscendant de Liu Bang) et ses fidèles lieutenants : le maitre stratège Zhuge Liang (Kongming de son prénom social), et les généraux Guan Yu, Zhang Fei et Zhao Yun notamment.

Les 3 royaumes qui se forment à partir de cette époque :



En 208, Cao Cao décide de soumettre le Sud, au nom de l'empereur (officiellement) après avoir éliminé ses opposants (notamment Kong Rong, un opposant qui est exécuté avec sa famille et dont le corps est jeté dans la rue). Il se lance avec une grande armée (220 000 à 240 000 selon des historiens, 1 millions selon certaines sources) vers le Shu. Liu Bei fuit vers le Sud avec 100 000 réfugiés et une armée de taille inconnue, il demande également à Guan Yu de replier une partie de l'armée par voie fluviale. Ne pouvant concevoir que son ennemi lui échappe, Cao Cao mène lui-même une petite force de 5000 cavaliers devant rattraper Liu Bei. Il parvient à capturer tous ses bagages et de nombreux soldatsà la bataille de Changban, mais le général Zhang gagne assez de temps pour permettre à Liu Bei de fuir. Cao Cao peut touefois installer une base sur le Yangtze à Jiangling d'où il prévoit de lancer l'offensive sur le fleuve.

En conséquence, Liu Bei, à qui il ne reste plus que 20 000 hommes n'a guère d'option. Il s'allie, sur les conseils de Zhuge Liang, à Sun Quan, qui lui-même ne peut fournir que 30 000 soldats, placés sous les ordres de Zhou Yu. Cette force ne compte donc que 50 000 hommes face aux 220 000 (au moins)de Cao Cao, mais 70 000 de ceux-ci sont d'anciens soldats de Liu Biao, que Cao Cao vient de soumettre. Ils ne sont donc guère motivés. De plus, Cao Cao n'a aucune expérience du combat naval, or pour anéantir la base ennemie, il doit approcher par le Yangtze. Ses hommes, eux mêmes peu habitués au combat naval, sont de plus en plus malade et une épidémie de typhus semble même se déclarer. A l'inverse, les 30 000 hommes du Wu sont sont habitués au climat tropical (ou subtropical) du Sud et surtout ce sont des fantassins de marine, prêts à combattre sur l'eau. Loin d'établir une stratégie sophistiquée, Cao Cao se contente de préparer un assaut en force, possiblement en utilisant le feu. Seulement, c'est Zhou Yu qui prend l'initiative et parvient à incendier la flotte ennemie. Or, pour réduire les effets du mal de mer, Cao Cao et ses amiraux (dont certains ont semble-t-il été suspectés de trahison et exécutés) ont attaché les navires entre eux. Le feu se propage donc très vite. Profitant de la confusion, l'alliance mène une attaque surprise contre le camp de l'armée du Wei. Battu, Cao Cao décide de se replier, mais il manque de se faire tuer et son armée est en grande partie détruite, le reste étant sauvée par une action de Cao Ren, cousin du chancelier. Au cours de la poursuite, Zhou Yu parvient à prendre la base de Jiangling.

De retour au Nord, Cao Cao doit affronter un soulèvement mené par Ma Chao. Celui-ci est d'abord situé au Nord de la rivière Wei, mais il est vite repoussé au Sud. Là, après une brillante attaque en tenaille de Cao Cao, il est vaincu. En 212, la rebellion est terminée, le chancelier impérial a triomphé. et s'empare du Guangzhong, Ma Chao doit fuir pour le moment. le 16 Juin 213, Cao Cao est nommé duc de Wei, et il envoie Xiahou Yuan se battre contre Ma Chao qui tente à nouveau un soulèvement. Xiahou remporte une victoire. Une fois le nord de nouveau fermement entre ses amins, Cao Cao retente une attaque vers le Sud contre Sun Quan, mais il ne parvient pas à percer. Toutefois, en 216, il est nommé Roi de Wei par l'empereur. Il tente de nouveau de conquérir le Wu. Il parvient à repousser Sun Quan, mais lui-même décide ensuite de se retirer en laissant des garnisons derrière lui. Puis il s'attaque au Shu en 219. Cao Ren parvient alors à conquérir Wan, mais Xiahou, autre général important, est tué. De plus Liu Bei tente des opérations de guerrilla. Cao Cao, persuadé de n'avoir rien à gagner de plus se replie. Il meurt le 15 mars 220. Ainsi s'achève la vie d'un des plus grands généraux de l'Histoire de la Chine. Il a réussi à passer du rang de petit seigneur à celui de chef de tout le Nord de la Chine qu'il a lui-même unifié, mais il n'est jamais parvenu à prendre de larges territoires au Sud du Yangtze.

Son fils Cao Pi devient le Roi de Wei. Mais peu satisfait de ce titre, il renverse l'empereur et se nomme empereur de Wei. Ainsi s'achève la dynastie Han et commence la période des trois royaumes.


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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Mar 9 Fév 2010 - 16:42

Bien, depuis quand préparais-tu ce sujet?
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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Mar 9 Fév 2010 - 18:41

Depuis hier soir

Les Trois royaumes




Les tensions entre le Shu et le Wu sont devenues de plus en plus importantes. En effet, Liu Bei, parent du dernier empereur Han, pense pouvoir devenir empereur à son tour. Mais il se heurte à l'hostilité du Wu. En 221, une guerre éclate et en juillet 222, Lu Xun, général de Sun Quan remporte une victoire décisive contre les 50 000 hommes de Liu Bei. La campagne du Yiling s'achève donc par une sévère défaite du Shu. Liu Bei doit se replier et meurt peu de temps après. Liu Shan lui succède. Les relations entre le Wu et le Shu s'améliorent après cela, permettant à Zhuge Liang (figure importante du Shu) de consolider le règne de ce dernier royaume au Sud. 100 000 Shanyue (un peuple aborigène du sud de la chine) se rendant après le siège de Danyang en 234. En parallèle, au Nord, Zhuge liang lance d'autres batailles, mais peu concluantes. En 234 également, il lance 100 000 hommes contre une armée du Wei composée de 200 000 soldats. C'est un échec et Zhuge meurt d'ailleurs la même année. Sa mort marque le début d'un net déclin du Shu.

Au même moment, le Wei continue d'attaquer le Wu sans jamais réellement le vaincre. En revanche, en 263, il parvient à conquérir le Shu. Mais le plus grands des 3 royaumes est lui-même victime de ses troubles internes : le seigneur de Jin Sima Yan renverse Cao Huan en 264 et se proclame empereur, fondant la dynastie Jin. En 279, les Jins lancent 5 offensives contre le Wu qui tombe en 280.

La Chine est de nouveau unifiée...


Conclusion : la terrible période allant de 196 à 280 a longtemps été l'objet de grandes épopées mais il s'agit pourtant d'un âge sombre : les guerres successives ont fait des dizaines de millions de morts, l'Etat central des Hans s'est totalement écroulés. De plus, si l'ère des hans s'était signalée par une très grand développement économique (la Chine reste durant des siècles la première puissance économique mondiale devant l'empire romain, notamment grâce à une agriculture remarquable), la période de trouble brise tout cela.

Sur le plan militaire, la période des Hans avait sans doute marqué un apogée de l'Histoire chinoise (les armées hans restant presque invaincues, non en bataille mais en guerre, de - 130 à 184 après J-C et ayant conquis tout le sud de la chine actuelle, le nord du Vietnam, le Nord de la Corée et une grosse partie de l'Asie centrale. Les dynasties suivantes, notamment les Tang,les Ming et les Qing auront également des périodes de très grandes puissances mais aussi des périodes d'incontestables déclins voire de déliquescence. Les Songs étant quant à eux, pour plusieurs raisons, particulièrement faibles). La période de trouble est certes marquée par l'émergence de très grands généraux (Cao Cao, Sun Ce, Zhuge Liang etc) mais surement aussi par une baisse du niveau global des troupes. Si les forces de Cao Cao (d'abord articulée autour d'un noyau de 5000 soldats recrutés par ses propres moyens en 189, puis incorporant des troupes vaincues comme d'anciens turbans jaunes et soldats d'autres seigneurs, et renforcée par des unités de mercenaires, notamment des cavaliers et archers montés Xiongnu. En 208, l'armée du Wei a atteint 300 000 hommes dont au moins 220 000 sont lancés vers le sud), à force de combats, deviennent efficaces, elles sont en grande partie détruite à la bataille de Chibi (falaise rouge). La force la plus efficace de Cao Cao était sa cavalerie, qu'il utilisait pour accomplir ses manoeuvres les plus audacieuses (attaques de front, à revers etc) ainsi que pour les poursuites, reconnaissances etc.

Cao Cao (il n'existe pas dillustration d'époque, celles-ci datent de plusieurs siècles après, la plus récente étant évidemment la dernière)





Dans Red cliff:
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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Mar 9 Fév 2010 - 19:03

La période réunifiée des Jins

Un très bref chapitre pour une très brève période. En effet, dès 291 éclate la guerre des huit princes à peine 11 ans après la réunification et 1 an après la mort de l'empereur Jin Wu. Sima Yue, seul prince survivant en 307 était Sima Yue. Il avait dut incorporer dans ses armées de nombreuses unités nomades du nord, notamment des Xianbeis. Devant les divisions des Jins, les peuples nomades Wu Hu (les Xiongnus, les Xianbeis, les Qiangs, les Dis et les Jies) se révoltèrent en 304. En 310, une armée Jin de 100 000 hommes fut anéantie, et la capitale Luoyang tomba l'année suivante. Chang'an, nouvelle capitale, fut capturée en 316. Le contrôle de tout le Nord de la Chine ( = au Nord du Huang He, ou fleuve jaune) fut perdue par les jins. Les limites de l'empire jin furent même repoussées jusqu'à la rivière huai par la suite.

La Chine des Jins occidentaux (avant la révolte Wu Hu) :



Notons tout de même que ces nomades étaient tous plus ou moins sinisés avant même la conquête. Néanmoins ils ne faisaient pas partie des Hans (l'ethnie - au sens culturel et identitaire en chine- majoritaire en chine) et tenaient à garder leurs spécificités. De plus, la conquête fut fut brutale, provoquant un exode de nombreux hans vers le sud. Rapidement, les nouveaux maitres de la Chine du Nord se divisèrent, et ils créerent de nombreux royaumes dont beaucoup tombèrent rapidement.

Les Jins, eux, s'installèrent au Sud.
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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Mar 9 Fév 2010 - 19:54

Les Jins intermédiaires et postérieurs, les dynasties du Sud et du Nord, la réunification des Sui


Cette période peut être traitée assez rapidement aussi. En effet, le pouvoir central chez les Jins, suite aux défaites subies contre les peuples du Nord, est très affaibli. Cela laisse le pouvoir effectif à des générux comme Wang Bo et Huan Wen. Celui-ci passe son temps à lancer, à partir de 354, des expéditions contre les 16 royaumes du Nord de la Chine. Mais, peu soutenu par la cour, Huan ne peut remporter de victoire décisive. Il doit ainsi se replier après les 2 premières expéditions. Lors de la troisème, il perdmême 30 000 hommes. La menace se précise d'autant que le Nord de la Chine est réunifié sous la bannière de la famille Fu, d'origine Di (donc d'origine nomade bien que fortement sinisée) en 376. On appelle cet Etat, l'Etat des Qins antérieurs. On a alors cette situation:



En 383 toutefois, 80 000 troupes d'élite des Jins écrasent 300 000 hommes des Qins intérieurs sur la rivière Fei. Les Jins parviennent à repousser vers le Nord la frontière de leur Etat, mais sans reprendre le Nord de la Chine. Quant aux Qins intérieurs, ils doivent affronter des soulèvements qui ont raison de leur Etat, divisé entre Yans antérieurs et qins postérieurs. En 409, le reconquête du Nord par Liu Yu commence, et en 410, le royaume des Yans méridionaux est vaincu et guandu est reprise. En 416, les Jins reprennent Chang'an et la détruisent. Ils semblent en mesure d'unifier toute la chine, mais perdent la région de Chang'an rapidement. Néanmoins, la dynastie, à ce moment, a repris le contrôle de la grande majorité des territoires situés sous le fleuve jaune (Huang He). Au sud, Liu Yu peut fonder sa dynastie.

Je passe rapidement sur la succession de dynasties du Sud et du Nord jusqu'en 559. Notons juste que de nouveau, la Chine traverse une période de fragmentation extrême, puisqu'il y a de nombreuses guerres civiles au Sud comme au Nord. On arrive à la création de la dynastie des Sui en 581. Une nouvelle fois, la dynastie appelée à unifier la Chine vient du Nord. L'empereur Wen, premier ministre de l'Etat de Zhou, prend le pouvoir et se fait proclamer empereur. Il réunifie le Nord, soumettant les anciennes dynasties, et gagne le soutien des fonctionnaires confucianistes. Wen rassemble une immense armée de 518 000 hommes sur la rive nord du Yangtze et lance une offensive vers le Sud. En 589, il écrase la dynastie Chen du Sud et rase sa capitale (l'actuelle Nankin). Il amène également les nobles du Sud au Nord, où ils impressionnent par leur culture.

L'empire Sui :


le temple bouddhiste de Yunju :



Sous la dynastie Sui, la Chine retrouve une prospérité inégalée depuis la splendeur des Hans. Bien que du fait des dépenses militaires l'Etat soit perpétuellement en banqueroute, Wen parvient à maintenir un niveau de production agricole largement supérieur aux besoins de la population.
Période remarquable également car l'empereur Wen est bouddhiste. En effet, venu d'Inde, le bouddhisme a gagné un terrain considérable durant la période des dynasties du Sud et du Nord. L'empereur veut profiter de cette popularité et lui-même se voit volontiers comme un souverain Cakravartin cad un monarque prêt à prendre les armes pour défendre la foi bouddhiste.

Toutefois, son successeur Yang est moins brillant. Il lance d'immenses armées pour conquérir la Corée, où elles sont pourtant écrasées, vaincues par le froid, la faim et le brillant général coréen Eulji Mundeok. En 618, suite à un nouvel échec, l'empereur Sui Yangdi est assassiné. Li Yuan, un aristocrate du Nord, se proclame empereur sous le nom de Tang Gao Zu. Il fonde ainsi une dynastie Tang qui a permis un nouvel âge d'or de la civilisation chinoise.
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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Mar 9 Fév 2010 - 20:11

La Dynastie Tang

Elle correspond à un nouvel âge d'or de la Chine au moins de 618 aux années 750 (mais elle a duré jusqu'en 907).

L'empire en 700:



Le premier empereur de la dynastie ne régne guère. En effet, il est déposé par son fils en 626 qui devient l'empereur Taizong. C'était un commandant accompli, il avait anéanti la rebellion de Dou Jiande à la bataille de Hulao en 621. Bouddhiste fervent, il fait bâtir sous son règne des monastères sur les lieux de ses batailles et demande aux moines de prier pour les morts. Lui-même lançe une campagne majeure contre les nomades d'Asie centrale de 626 à 649. En 630, le brillant général Li Jing remporte une grande victoire sur le Tujue avec seulement 3000 cavaliers. Petit à petit, les Tang soumettent les nomades écrasant leur révolte les unes après les autres. Cela veut dire qu'en plus d'être le fils du ciel, Taizong devient le grand Khan des tribus Tujue.

L'empereur Taizong :



Taizong initie également de nombreuses réformes intérieures, faisant notamment rédiger un nouveau code pénal. D'une manière général, on réorganise à nouveau l'Etat, Taizong étant réputé un empereur très soucieux d'écouter ses conseillers. On a ainsi trois départements : celui des affaires d'Etats (qui contrôle les ministères devant appliquer les principales politiques), le secrétariat (proposant des décrets et des politiques) et la chancellerie (conseillant l'empereur et le secrétariat et faisant le lien entre eux. Ce modèle sera souvent repris ultérieurement. L'Etat est centralisé autour de Chang'an qui redevient capitale, et est alors la plus grande ville du monde. Pour recruter les fonctionnaires, on met également en place les fameux examens impériaux, qui exigent une parfaite connaissance des grands classiques confucéens. De fait, les examens sont extrêmement sélectifs.

Statuette d'un fonctionnaire Tang:



L'armée, elle, fonctionne au début de la dynastie sur le mode de la conscription. Elle est probablement alors la meilleure du monde, se reposant notamment sur une cavalerie tout simplement remarquable (il faut savoir que l'épéron est utilisé en Chine depuis la période des jins, ce qui est un avantage décisif) et une puissance de feu énorme : armes de siège (le trébuchet est connu en Chine depuis le 4eme siècle avant J-C), arbalètes, arcs (plus performants que les arcs européens). A l'Ouest, l'écrasement de la révolte en Asie centrale en 657 pousse les chinois à progresser jusqu'à établir un protectorat couvrant des territoires correspondant au Nord de l'actuel Afghanistan.
A l'Est, dans les années 640, alors que la guerre fait rage en Asie centrale, les Tangs croient bons de lancer une offensive, somme toute limitée (100 000 hommes) en Corée. Elle échoue. En revanche, en 663 à Baekgang, une force de 7000 Chinois et 5000 coréens sillas, supportés par 170 navires des Tangs, parviennent à écraser une force de 47 000 yamatos ( japonais) et 5000 coréens appuyés par 800 navires yamatos à Baekgang. Cette brillante victoire permet aux Tangs de maintenir les Sillas au pouvoir dans leur royaume (un des trois royaumes de Corée).
Ne se contentant pas de cela, les Tangs occupent la Corée du nord à partir de 668. Mais ils en sont repoussés en 676. En outre, les Tibétains remportent une victoire en 670 sur les chinois, et des tribus nomades d'Asie centrale se soulevent . Ainsi, en 679, les Tangs abandonnent définitivement leurs prétentions sur la Corée, afin de se concentrer sur l'ouest, où ils soumettent les rebelles des tribus turques. La guerre contre les Tibétains dure jusqu'en 692.
A partir du VIIIe siècle, l'empereur Xuanzong tend à privilégier le maintien de vétérans et de professionnels plutôt que l'incorporation sytématique de nouveaux conscrits (politique couronnée de succès sous Taizong, mais désastreuse sous les Sui lors de l'invasion de la Corée). Malgré cela, en 742, l'armée impériale chinoise compte 500 000 soldats en tout. Tang Xuanzong fut l'un des plus grands empereurs de l'Histoire chinoise, et régna de 712 à 762. Les premières années de son règne sont marquées par des défaites, notamment en Asie centrale. Mais il parvient à stopper puis repousser les tibetains. Par la suite, des négociations s'ouvrent. En revanche, une nouvelle campagne tibetaine en 727 se termine à nouveau par une défaite des Tangs en dépit de succès initiaux. Les révoltes ds Khitans et des Xis, elles, sont moins heureuses : en 750, le brillant général An Lushan les vainc. Il remporte une nouvelle campagne contre des rebelles khitans en 750. Il est en revanche défait par ceux-ci en 752, et chassé de leurs territoires mais parvient ensuite à stopper leur offensive.
A la même époque, le général Geshu Han parvient lui à repousser toutes les attaques tibetaines en construisant des fortifications sur lesquelles ses ennemis se brisent. En 753, il parvient même à prendre aux tibetains des territoires significatifs. Ces succès permettent à l'empire de préparer sereinement une offensive en direction de l'empire musulman à l'ouest. En effet, en 751, une force de 30 000 chinois s'est trouvée piégée par 200 000 musulmans sur la rivière Talas, qui profitèrent de plus d'une trahison (une bataille qui a permis, par le biais de prisonniers chinois, d'importer le papier en occident). Seulement, les Chinois ne stoppent pas leur expansion suite à ce petit revers, occupant de nouveau l'asie centrale et conquérant ensuite une partie du Cachemire. L'empereur entend à présent préparer ses troupes à prendre leur revanche décisive, lorsque le général An Lushan se révolte brusquement en 755, annulant de fait toute offensive vers l'ouest. Il est vaincu par les Tangs en 763, mais l'âge d'or de la dynastie est bien terminé. Cette révolte aurait, de plus, fait 36 millions de morts.

La sphère d'influence des tangs (en jaune : empire, en vert : Etats tributaires mais souvent également rivaux) vers 666:



un cavalier Tang



soldats Tangs




Cet âge d'or aura également été culturel. Déjà car la route de la soie prend désormais une importance cruciale, les chinois pouvant commercer avec les musulmans et les byzantins. Surtout, l'architecture chinoise connait un âge d'or. Le bois reste le plus utilisé pour les bâtiments officiels, tandis que la brique, la pierre et la terre sèche - considérés peu raffinés- sont surtout utilisés pour les édifices militaire.

La pagode géante de l'oie sauvage :



Le Buddha de Leshan :



pagode de Xumi :


La révolte d'An n'a pas dans un premier temps détruit la splendeur culturelle des Tangs. Seulement, elle donne des idées à d'autres généraux importants, et au final provoque de nouvelles rebellions dès les années 780. De cette période date le début de l'effondrement de l'Etat central. En effet, en Asie centrale, des gouverneurs militaires -dont les résultats contre les peuplades barbares sont pourtant le plus souvent mitigés- prennent le contrôle effectif et les empereurs laissent faire. Le règne de l'empereur Xianzong voit toutefois un léger redressement au début du IXe siècle. Lançant une armée de 240 000 hommes contre des provinces rebelles et en 7 campagnes, il parvient à réstaurer le contrôle des Tangs dans quasiment toutes celles-ci. Mais après lui, les Tangs replongent. En 845, des pirates lancent un raid déstructeur sur le Yangtze, pillant tout sur leur passage, sans guère de résistance. Et en 858, des inondations provoquent des dizaines de milliers de morts. Des mauvaises récoltes se produisent ensuite, notamment en 873. En 874, la révolte de Huang Chao commence. Au cours de la rebellion les deux capitales historiques, Chang'an et Luoyang sont mises à sac. Finalement, les Tangs parviennent à écraser la rébellion en 884 mais ils sont affaiblis de manière décisive. Et en 907, un gouverneur militaire, Zhu Wen, dépose l'empereur Ai. Après près de 3 siècles de rayonnement culturel avec un apogée au cours des 140 premières années de la dynastie, les Tangs s'effondrent. La période des 5 dynasties et 10 royaumes commence.

L'héritage de la Chine des Tangs est très contrastée. Au niveau culturel, son rayonnement reste probablement inégalé jusqu'aux Mings. Les Tangs sont réputés pour leur architecture, leur art, leur littérature etc. En revanche, le développement scientifique semble moins impressionnant que sous la future dynastie Song. Sur le plan économique, la Chine des Tangs reste incontestablement la première puissance mondiale durant toute sa durée, se reposant toujours sur l'agriculture la plus performante du monde. Le commerce s'intensifie aussi, notamment en direction de l'Ouest et du sud-Est asiatique, par la mer.

Sur le plan militaire, la dynastie laisse un bilan contrasté. Les 140 premières années sont marquées par des conquêtes actives (Asie centrale), des interventions réussies (contre les Yamatos par exemple), mais aussi par quelques expéditions franchement ratées en Corée. Une fois l'Asie centrale conquise, les généraux Tangs combattent souvent les peuples alentours et tributaires voire des révoltes au sein des protectorats et de l'empire. Ils alternent victoires et défaites, ne peuvent remporter de victoirs décisives et définitives mais parviennent assez aisément à tenir leurs territoires. La bataille de Talas contre les musulmans, elle, est considérée par les chinois comme un petit revers sans importance, aux conséquences. En fait, l'influence chinoise en Asie centrale atteint son zénith après cette défaite, en 755 après que les Chinois aient envoyé une armée capturer des terres au Cachemire.
bien moindre que celles de la rebellion de An peu après. D'une manière générale, durant la première partie du règne, les Tangs sont performants à l'ouest compte tenu des conditions difficiles : ils doivent combattre dans un territoire largement montagneux et peu peuplés, où le ravitaillement est difficile à assurer contre des ennemis connaissant bien le terrains, et surtout ils parviennent à tenir un territoire qui est large, mais entouré des 3 côtés sur 4 par de multiples peuples ennemis et relié par un passage plus étroit à la chine des 18 provinces (voire la carte de l'empire des Tangs ci-dessus). En revanche, les défaites contre les Coréens semblent, elles, indignes de l'armée des Tangs, qui ne lancera généralement pas de moyens suffisants pour assurer la victoire.

Durant la seconde partie de la dynastie, les armées passent le plus clair de leurs temps à écraser des révoltes (souvent initiées par d'autres armées ou troupes chinoises au service de généraux ambitieux), ce qu'elles font généralement bien à un prix lourd, jusqu'à la chute de la dynastie.


Dernière édition par clems le Sam 27 Fév 2010 - 10:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Jeu 11 Fév 2010 - 11:05

La période des cinq dynasties et dix royaumes

Chapître court à nouveau. Cette période a duré de 907 à 960.



Au Nord, cinq dynasties se succèdent dans un court intervalle de temps. Le Sud, lui, éclate en divers Etats indépendants (dix selon la tradition, en réalité plus de 12). Naturellement, ces royaumes passent leur temps à se faire la guerre, et de nombreux tombent. En 928, au Sud, les vietnamiens profitent de cette période de troubles pour prendre leur indépendance, sous les ordres de Ngo Quyen. Liu Yan, de la dynastie des Hans méridionaux, tente de reprendre le territoire mais se fait écraser sur le Bach Dang. Cela met fin, et de façon définitive, à plus de 1000 ans de domination chinoise.

En 960, au Nord, le général Zhao Kuangyin met fin à la dynastie des Zhous postérieurs au Nord, et créé la dynastie Song (du Nord comme on l'appelle à l'époque). Il s'apprête à conquérir le sud, et cette période marque la fin de l'ère des cinq dynasties et dix royaumes.
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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Jeu 11 Fév 2010 - 12:01

La chine fut souvent en proie à des guerres civiles :O
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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Ven 12 Fév 2010 - 6:20

c'est bien fichu
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Jackloup
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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Sam 13 Fév 2010 - 2:55

J'aime les bateaux-forteresse Razz
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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Sam 13 Fév 2010 - 16:00

Citation :
"La chine fut souvent en proie à des guerres civiles "

Pas plus que l'Europe. Seulement, là ou en chine, les Etats n'ont guère duré, laissant toujours la place à une réunification, l'Europe a vu ses Etats devenir des Etats-nations.


La dynastie des Songs

Un nouvel âge d'or culturel et scientifique, mais une société marquée par une certaine faiblesse militaire et parfois un manque dynamisme. Telles sont les caractéristiques de la dynastie des songs, Qui par ailleurs, pour une fois, est une grande dynastie qui développe essentiellement le Sud de la Chine (en revanche, elle vient du Nord. Il faut attendre les mings pour avoir une grande dynastie venue du Sud). C'est sous les songs que furent inventés la poudre à canon (qui apparait dès le début de la dynastie au Xe siècle), le papier monnaie et la boussole indiquant le Nord. En 960, Taizu est ainsi au pouvoir. Les songs vont pendant longtemps garder le Nord de la Chine, jusqu'en 1127 où ils n'auront plus que le Sud (séparation entre le huang he et le yangtze, à peu près à mi-chemin).

Dès 1005, une défaite contre des peuples du Nord force la Chine à payer un tribut, qui a toutefois peu d'impact sur son économie (dont dépend de toute façon ces peuples du Nord). A la fin du XIe siècle, une campagne est lancée par le général Shen kuo contre les Tanguts. Il va de victoires en victoires, jusqu'à ce que la désobéissance de ses subordonnés de l'oblige à abandonner tout le terrain gagné. De 1075 à 1077, la Chine entre en guerre contre le Vietnam. La dynastie vietnamienne des Lys prend des territoires au Sud de la Chine, tandis que les chinois envahissent le Nord du Vietnam. Finalement, lors du traité de paix, on échange les conquêtes pour revenir au statu quo.

C'est aussi à cette époque que le chancelier Wang Anshi lance d'importantes réformes de la fonction publique. Les examens impériaux pour les fonctionnaires deviennent plus difficiles notamment. On réforme également les taxes et on établit un monopole de l'Etat sur certaines productions clés. Des milices locales sont également levées. C'est à cette période que commencent de nombreux troubles à la cour impériale, entre différentes factions cherchant à imposer leur point de vue. De nombreux fonctionnaires, de nombreuses personnalités sont ainsi exilées de la cour impériale.

Les songs du nord :



A partir des années 1110, les Jurchens, peuple tributaire des Liao, se soulèvent au Nord et créé l'Etat de Jin. Ils s'allient avec les Songs pour écraser les Liaos. L'alliance est un sccès mais les Jurchens constatent la faiblesse militaire des Songs, ne renouvellent pas l'alliance et lancent deux offensives en 1125 et 1127. La deuxiême est un succès, ils capturent la capitale Kaifeng, un empereur retiré et l'empereur régnant ainsi qu'une grande partie de la cour impériale. L'empereur Son Gaozong rassemble les troupes restantes et se replie vers le Sud, établissant à Lin'an sa nouvelle capitale. On passe alors à l'histoire des Songs du sud.

Songs méridionnaux :


La période suivante est une période de consolidations permise par la construction d'une flotte de guerre alors sans égale dans le monde, et la présence de plusieurs généraux brillants comme Yue Fei et Han Shizhong. Aux batailles de Tangdao et Caishi en 1161, la flotte song (qui est à chaque fois en infériorité numérique à 120 navires de guerre contre plus de 600) remporte deux brillantes victoires sur les jins, grâce à la construction de leur navire et l'emploi de bombes incendiaires. Suite à cela, la marine est encore renforcée très sérieusement, et le nombre de fantassins de marine s'élève à 52 000.
Seulement à ce moment, les Jins succombent sous les coups d'envahisseurs terribles : les mongols, qui commencent leur route au débt du XIIIe siècle et prennent Kaifeng puis pekin. En 1241 tout le Jin et le petit Etat du Xia occidental sont occupés. Par la suite, les mongols poursuivent leurs conquêtes vers l'Ouest, le long de la route de la soie, délaissant les Songs. Ils envahissent toute l'Asie centrale actuelle, le moyenne-orient, une partie de la Turquie actuelle, puis la russie et l'europe orientale, avant de subir des défaites contre les mamelouks en Syrie à partir de 1260, qui marquent le début de leur reflux. En 1259, une première offensive est lancée contre les Songs. L'énorme armée mongole ne parvient même pas à prendre une petite forteresse, et Möngke Khan est tué d'un coup de canon.
Kubilay Khan prend le relai. Après une série de bataille sans grands intérêts, il remporte une belle victoire dans le Sichuan en 1265. De 1268 à 1273, il tente, et finit par réussir, de prendre le contrôle du Yangtze, avant de se lancer dans les terres du Sud. 130 000 soldats songs menés par le chancelier Jiao sont vaincus. Finalement, en 1279, une armée mongole menée par un chinois (dont on ne sait précisément quel était son lien avec l dynastie song), Zhang Hongfan, écrase les songs à Yamen. 100 000 chinois (des soldats mais aussi des fonctionnaires, des membres de la cour etc) sont tués ou se noient dans la Rivière des perles. La dynastie vient de s'effondrer.

La dynastie Song reste réputée pour ses inventions (entre autres, le gouvernail, la boussole, le papier monnaie, la poudre à canon) et sa richesse économique (avec un important développement du Sud, fondé essentiellement sur la culture du Riz. Sa flotte était également remarquable. En revanche, son armée était parasitée par un certain manque de combativité à tous les échelons et surtout aux lourdeurs voire abérrations administratives. Par exemple, de nombreux généraux furent exilés ou tués juste car ils étaient de bonne qualité et considérés comme une menace. Le pouvoir civil assure ainsi sa prééminence sur le militaire mais celui-ci en souffre.

Songs du nord :
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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Sam 20 Fév 2010 - 21:06

La dynastie Yuan

Cette dynastie était d'orgine mongole, ce qui pour les chinois n'était pas considéré comme une abérration (le titre de "fils du ciel" ne reconnaissant pas d'ethnie ou d'origine particulière : les dynasties Han et Ming furent fondées par des roturiers, et les dynasties Yuan et Qing par des non-hans). Néanmoins, contrairement aux qings (manchous qui prirent le pouvoir après avoir aidé des généraux mings à écraser une rebellion), les yuans créerent une dynastie bien issue de la conquête du territoire d'une autre dynastie déjà installlée. Elle fut très courte (1271-1368), et son héritage est complexe.



Kubilay Khan régne en véritable empereur de Chine, cherchant le soutien de sa population etl la prospérité de l'empire. Il lançe un certain nombre de réformes dans un pays qui est à cette époque incontestablement le plus grand empire de la planète (comme ce fut le cas des siècles durant) suite à l'éclatement (de fait, Kubilay étant officiellement grand Khan) des territoires mongols. Néanmoins, les Hans sont discriminés de plusieurs façons : l'empereur s'entoure de conseillers dont les plus puissants étaient mongols, et de nombreux hans sont nommés à de très hauts postes mais dans des régions non peuplées de Hans. Kubilay établit sa capitale à Dadu (pékin) et sa capitale d'été à Shangdu. Le pouvoir est, comme toujours, centralisé et l'empereur devient un monarque absolu. Bien que culturellement moins préstigieuse que la dynastie Song, la Chine des Yuans impréssionne fortement Marco Polo, qui la visite à cette époque. Néanmoins, aujourd'hui, les historiens chinois considèrent la dynastie comme assez médiocre.

Temür Khan devient par la suite empereur de Chine après la mort de Kubilay en 1294 (à 79 ans). Il consolide la prééminence de la Chine par des alliances et des négociations plus que par la force. Mais il faut attendre le quatrième empereur, Buyantu Khan pour voir la dynastie réellement adopter la culture traditionnelle chinoise. En 1313, les examens impériaux sur les oeuvres de Confucius sont restaurés. Néanmoins l'effort est insuffisant, et les dernières années de la dynastie sont marquées par des famines et des révoltes. En 1351, la révolte des turbans rouges commence. Petit à petit, les seigneurs de la guerre d'origine mongole prennent de l'importance, mais ils doivent subir la défaite face aux avancées des forces mings menées par Zhu Yuanzhang au Sud. Yingchang tombe aux mains des mings en 1370, les Yuans ne tiennent plus que le nord de la Chine. On parle alors de dynastie des Yuans du nord. Là, intervient la légitimité : en effet, les mings considèrent les yuans comme une dynastie qui était légitime avant leur prise de pouvoir, mais pensent que désormais le mandat du ciel est passé entre leurs mains, les yuans du Nord ne pouvant donc l'avoir. Ainsi la dynastie yuan est déjà à l'époque reconnue comme légitime (même parl esm ings, des chinois hans) mais jusqu'à la formation de l'Etat ming. Ce dernier ne parviendra jamais à totalement faire tomber l'empire Yuan, si bien que l'empire de la dynastie des mings sera, nous le verrons significativement moins grand en taille que l'empire des yuans qui comprenait de larges territoires au nord.

Kubilay Khan :


La dynastie yuan laisse un héritage mitigé. Courte et sans gloire de prime abord. Dans le même temps, beaucoup lui reconnaissent des mérites importants : déjà d'avoir réunifié le nord et le Sud (les Songs, eux, ne contrôlant que le sud à partir du XIIe siècle) mais aussi d'avoir sécurisé la route de la soie et d'avoir significativement encouragé le commerce vers l'extérieur, ceci ayant un effet toutefois négatif, puisque les technologies chinoises furent exportées vers l'ouest. Contrairement aux qings , les empereurs Yuans ne furent pas des champions de l'adoption de la culture han puisque les empereurs ne savaient pas écrire le chinois par exemple (sachant, en revanche, le parler).

céramique Yuan



marco polo :



cavaliers yuans :



charge des yuans :

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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Sam 20 Fév 2010 - 21:11

La splendeur des mings

Durant longtemps, les souverains mings ont pu se vanter de leur splendeur : leur empire est alors le plus grand du monde, leur puissance économique est sans égale, tout comme leur flotte, qui est au début du XVe siècle la seule à entreprendre de très audacieux voyages d'exploration. Le palais impérial (la cité interdite) construit par Ming Yongle au début de ce siècle est encore le plus grand palais du monde en superficie (il s'étend sur 72 Ha, soit 720 km². Pour info, la ville de paris intramuros, sans compter les bois, est vaste de 105 Km². Chicago est grande de plus de 600 km² et NY de 1200 km²). D'ailleurs, au nivea uarchitectural, elle nous a probablement légué plus que n'importe quelle autre dynastie. Seulement, la dynastie connait les éternels problèmes de la Chine : une bureaucratie trop lourde, des attaques incessantes du Nord, et surtout en période de crise, des révoltes d'ampleur immense. Sa population était à la (dé)mesure de l'empire : de 160 millions à 200 millions (la France, pays le plus peuplé d'Europe jusqu'à la fin du XVIIIe, ne dépasse jamais 20 millions d'habitants avant 1720 environ). Son armée comptait 1 millions de soldats en temps de paix, mais sa qualité a grandement varié et est globalement allé en déclinant (remarquable de 1368 aux années 1430 environ, connaissant ensuite un énorme coup de "moins bien", culminant avec une humiliante défaite contre les mongols, puis une alternance de périodes de gloire et de déliquescence).

La dynastie commence officiellement en 1368. Ming Hongwu est alors empereur, et il le reste jusqu'en 1398. Attaché à la doctrine confucéenne, il n'a pourtant guère de sympathie pour la classe des hauts fonctionnaires impériaux et n'hésite pas à les humilier. Il établit une armée immense, ce qui pose des problèmes d'approvisionnement. Pour régler cela, Hongwu créé un système original : chaque soldat doit être un paysan, capable de subvenir lui-même à ses propres besoins en période de paix, en cultivant. L'homogéneité de l'armée en souffre : les soldats stationnés aux frontières, notamment au Nord, sont en permanence ravitaillés et peuvent donc se consacrer à leur métier. En revanche, les soldats en garnison dans la Chine n'hésitent souvent pas à quitter plus ou moins le service pour se concentrer sur leurs cultures.





En 1381, les derniers vestiges du règne Yuan volent en éclat dans le Sud. Des terres sont ainsi annexées. Les révoltes qui éclatent ensuite sont très durement réprimées par les Mings. En bon traditionnaliste, Hongwu se méfie également très ouvertement des commerçants et de la mobilité au sein de son empire. Il fonde ainsi son économie sur l'agriculture et créé une division de son territoire très stricte destinée à rendre les mouvements difficiles. Les biens des commerçants doivent être régulièrement déclarés aux autorités. Ce régime dur sera relâché par les successeurs du premier empereur, mais les mings continueront de promouvoir l'agriculture et l'attachement au sol plutôt que le commerce. Le but avoué de Hongwu est de créer des communautés auto-suffisantes sur le plan alimentaire.

En 1402, l'empereur Jianwen est renversé par son parent, Zhu Di, qui règne sous le nom de Ming Yongle. C'est un personnage complexe, un des empereurs les plus préstigieux de la Chine mais aussi particulièrement brutal. Dans sa prise de pouvoir, il est assisté par un certain eunuque répondant au nom de Zheng He... Hongwu avait placé sa capitale au Sud (actuelle Nankin), Yongle la déplace au nord pour contrôler les invasions mongoles (actuelle pékin). Pour cela, il créé un nouveau complexe, immense, le palais impérial de la cité interdite, de 720 km² (ce qui correspond actuellement à la surface d' une très grande ville). Sa construction dura de 1407 à 1420. En parallèle, Yongle restaura le grand canal. Il commanda également la plus grande encyclopédie (dépassant celle des songs) écrite jusqu'alors en chine. Ses grands chantiers ne s'arrêtèrent pas là (il construisit par exemple, le temple du ciel). Ce fut un chef de guerre brillant, menant personnellement 5 campagnes militaires contre les mongols, faisant de ceux-ci un peuple tributaire. Et en 1408, ses troupes (500 000 hommes sur ce front) envahirent le Vietnam. Seulement, en 1424, à sa mort, le rebelle (et futur empereur) vietnamien Le Loi aura déjà repris la majorité de son pays, chassant définitivement les chinois peu après. Mais, Yongle est également célèbre pour un projet des plus ambitieux...

la cité interdite (telle qu'elle était déjà sous Yongle):

palais de l'harmonie suprême :






Temple du ciel :



statue de Yongle:



Tombes des empereurs mings:



En effet, l'empereur brulait du désir de montrer au monde la splendeur de la Chine. Dès 1405, l'amiral Zheng He mena sa première expédition, avec 317 navires dont les bateaux trésors (jonques faisant 137 m selon certaines sources. La plus basse estimation étant de 60 m environ soit déjà deux fois plus long que les navires européens de l'époque). La flotte est allé dans tout l'océan indien jusqu'à l'Afrique orientale et l'Arabie au cours des voyages de Zheng. Ce dernier, loin d'être un simple explorateur se permis d'anéantir une flotte pirate à malacca et de soumettre par la force Ceylan (actuel Sri lanka) qui refusait de devenir tributaire de la Chine ("ces vermines ne méritaient en fait même pas le châtiment du ciel" dira-t-il). Partout où il passe, Zheng fait connaitre la gloire du fils du ciel Yongle, apportant de la porcelaine, de l'or, de l'argent et de la soie et ramenant des animaux exotiques et de l'ivoire.

Zheng he:



navire trésor selon l'estimation haute et comparée au navire de Christophe Colomb (de mémoire une trentaine de mètres):


flotte dans l'océan indien:



Il y eut au moins 7 voyages. Par la suite, les explorations furent annulées, les fonctionnaires confucianistes s'y opposant vivement. De plus, la flotte comptait certes 15 000 navires alors, mais l'armée, après Yongle sembla négligée. En 1449, l'empereur Zhengtong mena personnellement 50 000 au combat contre les mongols. Il subit une défaite cinglante au fort Tumu et fut capturé avec son armée et rançonné. Les Mongols en profitèrent pour piller le nord de la Chine, y compris des zones proche de Pekin.

Cette crise, ainsi que des tensions parmi les les unités mongoles de l'armée ming pousse la dynastie a reconstruire la grande muraille de Chine, telle qu'on la voit aujourd'hui (le but étant notamment d'utiliser les tours pour envoyer des signaux et rallier la majorité des armées chinoises du nord). Malgré cela, les raids continuent, et au début du XVIe siècles, les mongols arrivent de nouveau devant Pékin avant d'être finalement repoussés. En 1521, c'est au tour des Portugais d'être fraichement accueillis, puisqu'une modeste escadre portugaise est repoussée par la marine chinoise de la côte (les chinois prétendent que les Portugais ont perdu 10 navires, les Portugais reconnaissent en avoir perdu 2, un coulé et un capturé). Néanmoins, à partir de 1549, les Portugais peuvent reprendre le commerce en Chine. Les Mings, pensant n'avoir besoin de rien, n'ouvrent systématiquement qu'un port aux commerçants étrangers (encore majoritairement asiatiques à cette époque. Les Japonais ou les philippins n'ont ainsi chacun qu'un seul port à leur disposition pour commercer avec la Chine).

En 1592, le deuxiême unificateur du Japon, Toyotomi Hideyoshi, affirme être prêt à conquérir la Chine. Il se lance tout d'abord sur la péninsule coréenne spur de pouvoir en faire une base avancée de son offensive. Seulement, son armée piétine dans la péninsule et ses flottes sont systématiquement détruites par les navires tortues de l'amiral Yi Sunsin. La Chine des Mings, sentant la menace, intervient en envoyant des troupes en Corée. En 1598, les Japonais, incapables de remporter la victoires, se replient. Mais la guerre a coûté cher aux autorités mings, qui doivent faire face à une banqueroute. Les problèmes ne font que commencer. En effet, au XVIIe siècle, le prix de l'argent augmente tellement que de nombreuses provinces se trouvent incapables de payer le montant de taxe exigées d'elle. Par ailleurs, la balance commerciale de la Chine en souffre, puisque le pays ne réclame que de l'argent (quasiment), en échange de ses produits. Le nouveau prix de l'argent signifie que désormais, les Européens peuvent désormais réclamer plus de biens aux mings pour un montant similaire d'argent.
Enfin, le XVIIe siècle a connu une mini ère glaciaire, qui a sérieusement affecté les récoltes. Des disettes voire des famines se produisent ainsi dans une Chine très peuplée.

Au même moment, un homme exceptionnel, le manchou (ils sont alors officiellement appelés "Jurchen") Nurhaci, émerge au Nord. Il parvient à remporter des victoires contre toutes les autres tribus nomades. Prenant le prétexte des humiliations que subissent les nomades, Nurhaci demande en 1618 un tribut à la chine des mings, aucunement disposée à payer d'autant que son économie est dans un état désastreux. Les manchous attaquent alors, mais le brillant général Yuan Chonghuan parvient à repousser toutes leurs attaques et en 1626, Nurhaci est mortellement blessé à la bataille de Ningyuan. Les Manchous sont décimés par les armes à feu des mings.
Mais les premiers recrutent des conseillers, ingénieurs et généraux chinois afin de perfectionner leur armée. Surtou, de nombreuses armées mings, dirigées par des généraux corrompus ou ambitieux, rallient les bannières Manchoues. En 1632, ces dernières flottent sur la mongolie intérieure (une partie de la chine du nord). En 1638, les Manchous de Huang Taji se lancent avec 100 000 hommes à l'assaut de la Corée, et ils soumettent le royaume de Joseon, allié traditionnel des Mings. Au même moment, une révolte massive éclate au sein de l'armée ming avec Li Zicheng un paysan soldat, qui se renomme "prince de Shun". Les armées, qui ne sont plus payées ni même suffisamment ravitaillées au vue de leur importance numérique, s'effondrent. En effet, les déboires économiques de la dynastie ming sont pour eux une preuve qu'elle ne détient plus le mandat du ciel. Des nombreux soldats désertent, d'autres rejoignent la rebellion de Li, tandis que d'autres encore préfèrent rejoindre les Manchous (qui leur offrent des propositions généreuses). Le 26 mai 1644, les portes de Pékin sont ouvertes de l'intérieur à Li. La ville tombe aux mains des rebelles, les dynastie des mings prend fin avec la mort de l'empereur, qui se suicide.

Dès lors, tout va se jouer entre la nouvelle dynastie Shun d'une part, les Manchous d'autre part, avec un choix décisif accordé à Wu Sangui, un général ming du nord qui a préservé son armée, et qui peut faire pencher la balance en s'alliant aux Manchous ou aux Shuns.


La dynastie ming prend donc fin. Elle aura marqué un âge d'or voire une apogée de la culture chinoise. Sa splendeur au XIVe siècle est inégalable dans le monde d'alors. En revanche, son développement scientifique n'est pas particulièrement brillant, et elle doit souvent se reposer sur le savoir acquis lors des dynasties précédentes. Certes, les armes à feu, elles, connaissent un développement, mais c'est de plus en plus en copiant les modèles occidentaux (ce qui parait normal au XVIe s était encore inenvisageable un siècle plus tôt).

Les armées mings sont généralement fragiles, car elles dépendent de la conjoncture économique (les approvisionnements sont difficiles, donc de nombreuses armées doivent prendre le ravitaillement en main elles-mêmes). Ainsi, extrêmement brillantes et agressives dans une première période (de 1368 à 1430 environ), elles déclinent fortement avant de connaitre un humiliant écrasement à Tumu en 1449. Il y a ensuite une période intermédiaire jusqu'au début des années 1600, durant laquelle les armées mings parviennent à remporter certaines victoires intéressantes (contre le japon lors de la guerre Imjin notamment) tout en repoussant efficacement les nomades du nord(avec toutefois certains raids assez profonds de ceux-ci) mais en ne battant jamais ceux-ci lors d'une offensive décisive. A la fin de la dynastie, l'usage des mousquets est généralisé parmi l'infanterie, tandis que l'artillerie a pris de l'importance. Au final, les armures des anciennes dynasties se sont largement raréfiées (sauf pour les cérémonies) puisqu'on prefère désormais le port de brigandines (plaques de fer enrobées de cuir) et de protections plus légères pour l'infanterie (les mousquetaires, eux, n'étant souvent pas dotés d'armure). Les armures lourdes, particulièrement les cottes de mailles occupant tout le corps, ont en revanche perduré durant toute la dynastie pour la cavalerie :

soldats mings :






sur cette denière photo, on voit bien le cavalier en maille, le fantassin en brigandine blanche et un général avec une armure plus archaique.

Une armure d'officier ming :



scène de bataille de 1629 (face aux manchous) :


Grande muraille:

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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Dim 28 Fév 2010 - 12:12

Les Qings

Nous avons donc laisser la Chine alors qu'elle était en proie aux combats entre des rebelles, des forces mings en déliquescence et les "barbares" du Nord. Ceux-ci, les Mancous sont alors dirigés par l'empereur Shunzhi, mais du fait de son jeune âge, c'est Dorgon le régent qui détient la réalité du pouvoir. Li Zicheng, le rebelle, qui vient de prendre Pékin marche avec 200 000 hommes sur le général ming Wu Sangui. Ce dernier décide finalement de rallier la cause manchoue avec son armée. Les Manchous ont alors une force redoutable comptant aussi bien les antiques forces Jurchens (ancien nom du peuple manchou), composée de cavaliers redoutables et d'archers montés, de forces mings (essentiellement de l'infanterie) et la technologie chinoise (mousquets, canons).

Des guerriers manchous :





En mai 1644, des forces combinées mings et manchous, sous la direction de ces derniers, mettent en déroute l'armée de Li. Et les Manchous peuvent entrer dans Pékin. Le mandat du ciel est revendiqué pour l'empereur Shunzhi, qui devient donc le premier empereur de la dynastie Qing. Néanmoins, cette installation au pouvoir n'est pas au goût de tous, et nombreux sont ceux prêts à revendiquer le trône. Parmi eux, un prétendant ming, le prince Gui. Peu soutenu, il doit s'exiler mais est livré au général Wu et exécuté en 1662. Des affrontements se poursuivent donc 17 ans durant après l'installation de la dynastie. Celle-ci, plutôt que de piller la capitale ming et de créer leur propre capitale, la confirme dans son rôle et réinstalle largement les anciens fonctionnaires mings. Cette attitude permet de conforter le règne des Qings. Seulement, Dorgon, régent prend aussi une décision nettement plus impopulaire en 1645. Il oblige tous les chinois, y compris les non manchous, à adopter la coiffure de ceux-ci, cad le crane rasé devant, la natte derrière sous peine de mort. Ce simple ordre provoque d'importantes révoltes parmi les Hans. En effet, les hans ne coupaient pas leur cheveux, car Confucius, autrefois, écrivit "le corps, la peau, les cheveux, nous sont légués par nos parents. La quintessence du devoir filial est de les préserver." Le général Li Chengdong, lui aussi un ming rapidement rallié à la nouvelle dynastie, s'illustre notamment par quelques massacres de rebelles.

Le 18 février 1661, l'empereur Kangxi (moitié manchou et moitié Han accède au trône et y restera jusqu'en 1722. Les Chinois le considèrent comme l'un des plus grands de leurs empereurs au même titre que Qin Shi Huangdi, Han Wudi,, Tang Xuanzong, Ming Hongwu ou Ming Yongle. C'est lui qui consolide le règne de la dynastie, en imposant une administration efficace, en lançant plusieurs campagnes militaires qu'il dirige personnellement (bien qu'il ne commande directement que lors de l'une d'entre elles, avec succès). Kangxi remporte une victoire importante contre la Russie de Pierre le Grand en Sibérie, ce qui fixe les frontières entre les deux pays. Le début du règne est marqué par la mort du rebelle Koxinga, un homme du sud fidèle aux mings (une dynastie sudiste, la seule grande dynastie venue du sud d'ailleurs). En 1661, il chasse les neerlandais de Taïwan afin de se constituer une base solide pour envahir la Chine. Mais il meur en 1663. Kangxi remporte aussi d'autres victoires contre le Tibet ou les Dzungars, reforçant le pouvoir d'un empire désormais bien plus grand que celui des mings (plus de territoires en asie centrale et au nord, avec notamment la Manchourie). Il doti aussi briser la révolte de trois nobles, dont Wu Sangui, qui avaient reçu des fiefs en recompense de leur service. Débutée en 1673, la révolte des trois fiefs est écrasée en 1681. La splendeur du fils du ciel est alors inégalée dans tout l'orient. Il accueille également den ombreux occidentaux. En effet, grand scientifique et travailleur, Kangxi est fasciné par le savoir des Jésuites. Tous les matins, il se met au travail avec eux. Il est également connu pour la splendeur de sa cour (qui demeure comme sous les mings, dans la cité interdite) et ses fréquents voyages dans tous l'empire.

empereur Kangxi:




Kangxi lors d'une inspection dans le Sud:


armure de Kangxi:


Tunique de Kangxi:


Il faut savoir qu'à l'autre bout du continent eurasiatique, le personnage de Kangxi fascine un autre grand Roy, Louis XIV qui lui envoie une lettre où il appelle l'empereur "Sa très grande, très puissante, très juste et très magnanime majesté." Alors qu'il ne souffre point d'égal dans le vieux monde, Louis reconnaît la grandeur du fils du ciel, dont il ne sait pourtant rien.

Kangxi meurt en 1722 après 61 ans d'un règne si illustre que son petit-fils quianlong abdiquera officiellement (tout en gardant de fait le pouvoir) à un moment pour ne pas que son règne dépasse en durée celui de son aieul. La Chine connaît alors une apogée territoriale au cours du XVIIIe siècle, avec 13 millions de Km² (la chine actuelle fait un peu plus de 9 millions, celle des Hans 6 millions). C'est largement plus de deux fois l'empire romain à son apogée ( 5 millions de km²), plus de 4 fois celui d'Alexandre;



Le XVIIIe siècle est marqué par un autre empereur Quianlong, bel homme et grand soldat, mais excessivement conservateur. Il lance ses fameuses 10 campagnes militaires. Il remporte personnellement des victoires contre les mongols et les Dzungars, celle contre ces derniers se soldant par un effroyable bain de sang (600 000 dzungars égorgés, soit 80 % de la population). Il soumet également les Tibétains et les népalais. En revanche, ses campagnes à Burma (birmanie) et au Vietnam furent bien moins brillantes. Les offensives contre Burma se soldent par de véritables désastres et après 15 ans de guerre, en 1770, les Chinois n'ont pas gagné un pouce de terrain. Qianlong a d'abord envoyé ses soldats Hans, puis ses forcs manchous des Huit bannières plus aguérries, mais aucunes ne percent, tandis que les maladies tropicales déciment ses forces. En 1787, une offensive est lancée contre le Vietnam de la dynastie Tay son dont la capitale est prise. Mais les armées chinoises s'enlisent une nouvelle fois jusqu'à ce que le bourbier se transforme en véritable débacle lorsque les vietnamiens attaquent par surprise lors du tet, le nouvel an 1788. De plus, l'armée connait elle-même un déclin : le système militaire en fait une force extrêmement dispersée (certaines garnisons ne comptent qu'une douzaine de soldats) ce qui annule l'avantage du nombre (puisque les Qings ne peuvent jamais rassembler tous leurs hommes rapidement).

costume militaire de Qianlong :


qianlong chassant à l'arc:


soldat de qianlong :


Temple puning bati pour célébrer une victoire de Qianlong :


Vers les années 1790, une ambassade anglaise refuse de s'agenouiller devant l'empereur. Elle est chassée. Ces années sont aussi marquées par la perte de vitesse de l'armée manchoue, longtemps tenue en échec par la rebellion du lotus blanc (1796-1804) avant de la battre, et une certaine déliquescence sociale symbolisée par l'essor des fumeries d'opium et ce malgré les interdictions formulées au cours du siècle par l'empereur lui-même.

Le XIXe siècle est celui d'un déclin évident. D'énormes catastrophes naturelles affectent l'agriculture chinoise, et donc l'économie du pays. De plus, la Chine s'est depuis longtemps mise à créer son propre coton, faisant chuter la valeur du coton indien. Pour répondre à cela et restaurer leur balance commerciale, les britanniques exportent massivement (et illégalement) de l'opium vers la Chine. La marine, désormais squelettique, est battue sans problème par les Anglais lors de la première guerre de l'opium (1839-1842). Humiliation suprême, lors de la seconde guerre de l'opium (1856-1860) les Français et les Anglais pillent le palais d'été des empereurs et manquent d'occuper pékin. Au même moment, 5 révoltes massives éclatent ou ont éclaté : la révolte des Dungans (environ 10 millions de morts), la révolte des Panthays (1 million de morts), la révolte des Niens (1 millions de morts), la révolte des Dzungars et surtout la révolte des Taipings (au moins 25 millions de morts). Elles sont toutes écrasées dans le sang. Celle des Taipings, au sud, éclate en 1850 et 1863. Des villages entiers sont rasés, des populations affamées ou massacrées etc. Après des années d'une guerre d'une violence inouie (25 millions de morts au moins contre 600 000 pour la guerre de secession américaine, contemporaine), les taipings sont écrasés. Il faut attendre les années 1870 pour voir les révoltes des panthays et des dungans battues.

En 1861, la concubine Cixi arrive au pouvoir. Femme remarquable et fascinante, elle tente de favoriser certaines réformes. Mais une première flotte modernisée est vaincue parl es Français au large de l'Indochine en 1885. Une seconde flotte plus puissante est mise sur pieds, pour finalement être écrasée par les Japonais en 1894-1895, et la Chine perd Formose (Taiwan) à ce moment. Les pays européens et le japon en profitent pour obtneir des concessions à bail (terres sur lesquelels ils ont un monopole sur le commerce avec l'étranger et les ports, et ou isl peuvent stationner des troupes). Une armée moderne (ou décrite comme telle) est aussi organisée, mais ses généraux ne sont guère fidèles à la dynastie. Au même moment, des hans et aussi des manchous sont de plus en plus séduits par les révolutionnaires de Sun Yat sen (pourtant viscéralement anti-manchou). L'échec de la rebellion des Boxers (supportés par l'empire) contre les Européens en 1900 précipite la fin de la dynastie. Aussi bien Sun Yat sen que Yuan Shikai (général en chef de l'armée du Beiyang) attendent leur heure. Finalement, la révolution du Wuchang en 1911 met fin à l'histoire dynastique de la Chine (bien que la chine communiste s'inscrive en réalité dans la continuité de celle-ci). Le pays est totalement en ruine : c'est désormais 25 % de la population qui fume régulièrement (sans toujours être dépendant : parfois il s'agissait de fumer lors de grandes occasions, d'autres fumaient 300 pipes/jour ) de l'opium (contre 5 % dans les années 1830 et très peu un siècle plus tôt), des seigneurs de la guerre viennent occuper de larges portions de l'ancien empire au Nord et les japonais sont prêts à faire de la Chine un protectorat (ils essaieront en 1919 mais ne parviendront pas à imposer leur vue à la communauté internationale). Une République est néanmoins proclamée avec Sun à sa tête.

guerre sino-japonaise :


cavaliers japonais en corée :


une fumerie d'opium :


armée du beiyang


sun yat sen :


yuan shikai:



La dynastie manchoue connu son apogée au XVIIIe siècle et il s'agissait d'un âge d'or pour la Chine. Qianlong se considérait comme le souverain du monde civilisé. Seulement, technologiquement, la Chine n'était alors devant l'europe que dans un secteur : l'agriculture, et pas pour longtemps. Alors qu'en 1500, la Chine était encore globalement devant, et totalement en 1400. Les Européens ont dépassé la Chine dès le XVIe (donc sous les mings) en matière de mathématiques, d'astronomie, de construction navale (très rapidement), de commerce puis en arme à feu (mais pas pour longtemps sur ce point puisque les chinois les copient vite). Au XVIIIe, ils dépassent les chinois en chimie, de nouveau en armement (meilleurs mousquets, meilleurs canons, baionnettes) etc. et bien sur en industrie. La Chine du XIXe s est donc totalement dépassée, et si les européens n'avaient jusqu'alors pas vraiment osé l'attaquer (alors que dans un guerre périphérique, ils auraient surement pu gagner), ils s'en donnent à coeur joie, et écrasent systématiquement l'empire.

Bien sur il y eut les révoltes, les catastrophes naturelles etc, mais l'organisation militaire y est pour beaucoup. La chine des Qings avait un système à 3 échelons :
- Les huits bannières : héritières des 8 tribus manchoues. Ces armées forment une force d'élite, presque entièrement commandée par les manchous, même si les Hans peuvent y entrer en nombre, à condition de passer des examens très selectifs. Dès le XVIIe sicèle, le nombre de Hans est très important. Il y a aussi beaucoup de mongols. Mais comme les charges au sein des 8 bannière sont héréditaires et comme ce corps fonctionne selon l'art de la guerre manchou, tous ses membres sont considérés comme manchous par les révolutionnaires à la fin de la dynastie quelle que soit leur origine. Ces troupes étaient stationnées dans la capitale Pékin, et aux points stratégiques : Yangtze, grand canal et le long de la grande muraille. En Manchourie (nord de la muraille) seuls des manchous pouvaient être stationnés. Comme les Hans étaient généralement peu familiers des tactiques manchoues et regardés avec suspicion, les bannières hans furent supprimées ua XVIIIeme siècle sous l'empereur Yongzheng (entre Kangxi et qianlong) afin de faire des économies. Le corps des huit bannières comptait en général 200 000 hommes.
- L'armée du pavillon vert : composée de hans ( à l'origine les mings ralliés aux manchous). Cette armées est trois fois supérieures en nombre au corps des huit bannières (600 000 donc). Elle se composait essentiellement d'infanterie, et de forces standards (alors que les huit bannières étaient des forces d'élite). Elles devait couvrir un large territoire, et été ainsi extrêmement dispersée en petites garnisons ce qui rendait difficile son rassemblement.
-les milices locales. Peu entrainées, elles étaient donc très peu efficaces au combat et vulnérables.

Au niveau de l'administration civile, on nommait à chaque fois 2 fonctionnaires à un poste important : un han chargé d'assumer la charge, et un manchou chargé de le surveiller. En revanche, dans les territoires périphériques (Tibet, Xinjiang, Mongolie), les manchous monopolisaient le plus souvent les postes. En manchourie, c'était tout le temps le cas puisque les hans n'avaient pas le droit de s'y rendre.

Pour ne pas laisser l'administration locale prendre trop d'importance, Yongzheng centralisa les principaux pouvoirs de décision autour du grand conseil, composé exclusivement de nobles manchous à ses tout début mais intégrant très rapidement des hans voire des mongols.

L'usage de la langue manchoue a, lui, très rapidement décliné à l'oral, puisque la cour impériale parlait essentiellement le mandarin. Au XIXe siècle, la langue manchoue est très peu entendu à la cour. En revanche, l'usage de cette langue pour les actes officiels destinés aux postes strictement manchous (notamment les commandements des 8 bannières) est resté jusqu'à la fin de la dynastie.


Dernière édition par clems le Ven 5 Mar 2010 - 1:04, édité 4 fois
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Sid Marcus
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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Lun 1 Mar 2010 - 20:10

Je n'ai jamais été attiré par la culture chinoise, je dois avouer que ton post me donne mal à la tête (la première fois que l'histoire m'a donné mal à la tête, c'était avec la collectivisation des terres sous Staline).

Ce qui m'a bluffé, ce sont les navires trésor ! Je dois avouer que c'est un chef d'oeuvre de ce temps mais je pense que cet argent qui a servi aux expéditions auraient du être mieux investit, par exemple dans l'armée. La Chine doit plus être une puissance terrestre que Maritime.
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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Jeu 4 Mar 2010 - 23:48

Voila, je pense avoir fini Very Happy
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Tibère
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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Ven 5 Mar 2010 - 10:49

Ca me semble suffisant en effet Very Happy
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alkhadir
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MessageSujet: Re: Empire de Chine   Lun 7 Juin 2010 - 9:01

exellent article.
J'avoue que je pensais pas qu'il y avait eu autant de changement dans l'histoire de la chine...


Merci
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MessageSujet: Re: Empire de Chine   

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Empire de Chine
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