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 les bushis/samouraïs

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MessageSujet: les bushis/samouraïs   Dim 4 Juil 2010 - 12:21

Je continue la série sur le japon, dans l'attente de STW2 (en espérant que l'autre topic sera déplacé dans cette section) en m'attachant en particulier à la figure devenue légendaire du guerrier japonais, le samouraï. Contrairement aux Ashigarus, qui n'apparaissent vraiment qu'au XVe siècle comme masse de conscrits à pieds (armés d'arcs, de lances, de hallebardes puis d'arquebuses) les Bushis (le terme samouraï désigne en fait les membres de cette classe à partir du shogunat tokugawa à partir du début du XVIIe s alors qu'ils ne combattent plus guère et son conviés à se reconvertir dans le service d'Etat) ont été de tous les combats du japon médieval. Pour des raisons pratiques, je vais toute fois utiliser le terme samourai. Ceux-ci étaient non des conscrits, mais des combattants dont la vie était dédiée à la guerre. Je vais vous parler d'eux donc.

Histoire

Le Japon, au premier millénaire après J-C était un Etat confucéen, où le service militaire était moins prestigieux que les postes de hauts conseillers civils. En effet, les plus proches de l'empereur sont les hauts fonctionnaires confucianistes, qui le conseillent, et administrent l'empire. L'armée est donc, sur le modèle de la chine Tang (alors que les Hans avaient une armée professionnelle à une époque) et plus tard du vietnam, bâtie sur la base de la conscription. Il existe un corps d'officier, ainsi que des corps militaires réduits permanents (les gardes dans la capitale de Kyoto, quelques garnisons aux frontières), la sécurité dans les régions pacifiées étant assurée par de simples milices ou fonctionnaires. Cette armée étant insuffisante pour la guerre, la conscription permet de lever les armées qui iront combattre contre les "barbares" au marge de l'empire (comme les ainous, aujourd'hui toute petite minorité souvent discriminée et qui présente la particularité d'avoir des traits caucasiens). Une fois la guerre terminée, les soldats retournent travailler la terre. Néanmoins, contrairement à la chine qui dispose de milices s'entrainant régulièrement au combat parmi ses conscrits, cette armée japonaise manque d'expérience et d'entrainement bien souvent.

Déjà des "samouraïs" (le terme bushi est plus approprié encore une fois) existent : ils servent d'armée privée aux différents nobles terriens et grands seigneurs, qui ne peuvent disposer de l'armée de l'etat (surtout lorsqu'ils s'opposent à celui-ci). Les premiers samouraïs sont donc bien souvent des sortes de mercenaires, armés d'épées (alors droites et à double tranchant), de lances et d'arcs, et montant à cheval. Ils s'entrainent régulièrement, et bien souvent intègrent le corps des officiers lorsque l'empereur convoque les armées pour une guerre.

En 721, un décret impérial supprime la conscription. Désormais, le corps des Bushis assurera donc le service militaire. C'est essentiellement à partir de ce moment que l'on parle de "samourais". Ils forment désormais une véritable classe de guerriers, avec ses rituels et son code d'honneur, le bushido. Ils prônent une loyauté absolue à leur maître (mais les transgressions seront souvent acceptées, sauf si ils s'agit de trahir pour simplement sauver sa vie) et à l'honneur, qui enjoint de mourir dans certaines circonstances. Durant l'ère Heian de 794 à 1185, l'arme privilégiée du samouraï est l'arc, et il pratique essentiellement l'archerie montée. Les combats sont souvent codifiés, et même dans les batailles, on privilégie souvent le 1 vs 1 à l'arc généralement. C'est aussi à cette époque que l'armure du samouraï prend sa forme caractéristique, même si à ce moment - pour favoriser la souplesse, l'agilité et le confort - le cuir bouilli est essentiellement utilisé (sauf pour le casque). Les plaques de cuirs sont liées par des cordes recouvertes de soie, ce qui donne à l'armure son aspect coloré et décoratif. La plupart des batailles sont petites, entre quelques centaines ou milliers d'hommes. Parfois, on peut rassembler jusqu'à 40 000 guerriers pour de grandes campagnes (en 1183, la btaille de kurikara oppose 40 000 samourais du clan Taira à entre 15 000 et 30 000 hommes du clan Minamoto).

Durant cette période, les samouraïs sont bien souvent mécontents de l'importance accordée par l'empereur à la noblesse de cour, élégante et raffinée et voyant les samourais comme des rustres. De fréquentes périodes de tension ont lieu.

Un samouraï avec son arc :



A partir du XIIe s, le pouvoir impérial faiblit et les guerres se succèdent entre les différents clans principaux. Celui des Minamoto finit par prendre l'avantage avec la victoire de Dan-no-dura en 1185. Minamoto Yoritomo reçoit le titre de Shogun. Ce titre datait de la période d'avant 721 et désignait alors un chef militaire devant prendre le commandement d'une armée au cours d'une campagne. Il devient désormais le titre de général en chef, et est héréditaire. Le Shogun est en réalité le vrai chef du pays à ce moment, l'empereur n'exerçant plus qu'un pouvoir religieux. C'est le début de l'époque kamakura.

Minamoto Yoritomo :



Les samouraïs évoluent aussi. Ils s'instruisent, devenant une classe cultivée, adhérant souvent au culte bouddhiste (ou à un culte mixte shintoiste/bouddhiste). Ils s'intéressent à la poésie, la musique ou encore la calligraphie, et participent souvent à la cérémonie du thé. Néanmoins, leur esprit est tourné vers la guerre, et ils pratiquent les arts martiaux de manière intense. Désormais armés de sabres à un tranchant et courbé (dont le fameux katana), ils tendent à s'intéresser de plus en plus au combat au corps-à-corps, mené à cheval et au sabre. Du reste, les invasions mongoles sonnent le glas des techniques de combat traditionnelles. En effet, les samourais, coupé du reste du monde étaient restés jusqu'alors attachés à leur paradigme de combat individuel, chaque combattant devant se concentrer sur un autre adversaire dans le mêlée (et lui demandant souvent son nom et son rang tout en le combattant !), ou identifiant un ennemi à abattre à l'arc. En face, les Mongols forment une armée disciplinée, composée essentiellement d'infanterie (ils viennent par la mer), qui combat en formation groupée. Lors de la première invasion en 1274, les japonais n'envoient qu'un contingent limité de 10 000 hommes, qui se fait taillé en pièce par une armée de 44 000 soldats. Mais les vents divins (kamikaze) vont sauver le japon sous la forme d'une tempête obligeant les mongols à se replier. En 1281, une seconde invasion sino-mongole (Kubilay khan, grand khan, est entretemps devenu empereur de chine) a lieu encore plus formidable : 150 000 hommes, dont 100 000 mongols et chinois, et 50 000 coréens. Mais cette fois-ci, les japonais sont mieux préparés : ils ne sont que 40 000, mais constamment ravitaillés et renforcés, et ont fortifié leurs côtes. Et en brulant une partie des navires, ils bloquent une grosse part de l'armée d'invasion. Aucun des deux camps ne prend l'avantage, et au bout de 50 jours, les sino-mongols décident de se replier (une partie de leur flotte succombat à nouveau aux vents divins).

Néanmoins, ces invasions ont été un tournant. Déjà, le bouddhisme zen a acquis un grand prestige (des moines zens ayant prié pour les japonais) parmi les samouraïs qui l'adoptent souvent avec enthousiasme. Surtout, l'art de la guerre change : le modèle du guerrier unique, cherchant le combat individuel a vécu. Désormais, les samouraïs adaptent leur mode de combat. Depuis déjà un certain temps; des fantassins (des moines soldats ou autres) ont combattu efficacement des cavaliers en comptant sur les piques ou hallebardes (naginata). Désormais, la classe des guerriers, combattant toujours essentiellement à cheval (bien que le combat à pieds soit répandu aussi) privilégie l'usage de la lance (yari) à celui du sabre (qui devient une arme plus secondaire), et le combat rapproché à l'arc (bien que l'archerie montée fasse toujours partie intégrante de l'entrainement des samouraïs. En conséquence, on se tourne de plus en plus vers les armures métalliques, plus à même de protéger du corps à corps que les plaques de cuir (bien que celui-ci soit très dur).

Des remous continuent d'agiter l'archipel puisque en 1336 les Ashikagas deviennent les shoguns. On parle dès lors, d'ère muromachi. Mais le début de la guerre Onin en 1467 introduit des changements décisifs : déjà cette guerre ouvre plus d'un siècle d'interminables luttes intestines jusqu'en 1615 environ. Surtout c'est à partir de cette guerre que les seigneurs font appel aux conscrits ou ashigarus, pour compléter leurs rangs. Ce changement est fondamental, car avant cela, les armées étaient relativement petite. Une troupe de 40 000 samourais (dont une majorité de cavaliers pour les combats en rase campagne) constituait déjà une très grosse armée (le clan taira avait parfois réussit à rassembler ce nombre de soldats mais c'était la limite, et en 1281, l'armée rassemblée parmi tous les clans fait 40 000 hommes. En 1600 à Sekigahara, tous les clans se réunissent à nouveau, cette fois pour s'affronter, et on a un total de plus de 160 000 hommes). Les Ashigarus combattent donc à pieds, avec une armure plus sommaire que les samourais (en général une cuirasse, un casque en métal conique ou de style kabuto, des petites épaulières et une jupe de protection), des lances (dont certaines de la taille d'une pique européenne de la même époque), des hallebardes ou des arcs, avec un seul sabre (au lieu de deux pour les samourais).
En conséquence, la guerre accorde une importance plus grande aux sièges. Si des fortifications en bois et en pierre existent alors depuis des siècles au japon, il s'agissait d'établissements sommaires souvent, c'ast-à-dire un ou deux murs entourant un ensemble de bâtiments (casernes, maisons etc). Désormais, on commence à construire des vrais châteaux dont la force ne réside pas seulement dans les fortifications, mais aussi dans l'architecture et le plan d'ensemble, complexe et exposant largement l'assaillant au cours de l'assaut.

Les samouraïs ont désormais un rôle de plus en plus précis : ils constituent la cavalerie des armées en campagne et le corps des officiers supérieurs (montés ou à pieds) dirigeant les unités d'ashigarus. Leur préstige reste ainsi sensible, mais ils ne dominent plus autant le champ de bataille. Surtout après 1543, lorsque les arquebuses apparaissent, amenées par des portugais.Ces armes sont en théorie moins efficace encore que les arcs : elles ont une faible cadence de tir et ne marchent pas sous la pluie. En revanche, elles pénètrent mieux les armures et effraient les chevaux. Mais surtout, elles sont relativement simples (bien que dangereuses) d'utilisation, ce qui permet d'équiper largement les ashigarus avec. Rapidement, le japon produit ses propres arquebuses en masse, qui causent des dégats importants. Toutefois, le corps-à-corps restera une réalité importante et souvent prédominante jusqu'à la fin de la guerre civile vers 1615. De cette façon, les samourais conservent toute leur importance, comme officiers, cavaliers et guerriers professionnels, alors que les ashigarus sont souvent notés pour leur indiscipline (ils n'hésitent pas à piller et à commettre des exactions).

L'invasion de la corée à la fin du XVIe siècle est toutefois un test concluant mais difficile pour les japonais. Bien que leur puissance de feu soit supérieur de loin à celle des coréens (mais inférieure à celle des chinois mings), leur aptitude au corps à corps est souvent notée pour apporter la victoire lors des engagements. Les soldats japonais font également preuve de ténacité, mais ils sont durement touchés par la guerrilla menée par les coréens, l'artillerie chinoise, et le manque de ravitaillement dû aux défaites navales.

A partir du shogunat tokugawa, les samourais cessent de combattre, la paix s'installant dans un japon unifié, et centralisé autour de sa capitale de Edo (Tokyo).

un chateau :
[img]un château japonais : [/img]


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Sid Marcus
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Dim 4 Juil 2010 - 12:46

Excellent, ils mettent un point d'honneur à l'esthétique de leurs châteaux. Quand il y a eu la fin des Samouraïs, ils sont devenus les officiers supérieurs de l'armée régulière Japonaise ?
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Dim 4 Juil 2010 - 12:47

les armes du samourai :

le katana :



le wakizashi :


le naginata (plus souvent utilisé par les fantassins) :


le yari (utilisé par les fantassins et les cavaliers) :


avec différentes pointes de yari :


Le yumi (arc long asymétrique), arme privilégiée de l'ère heian (794-1185), utilisable à pieds ou a cheval :

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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Dim 4 Juil 2010 - 12:59

Marcus a écrit:
Excellent, ils mettent un point d'honneur à l'esthétique de leurs châteaux. Quand il y a eu la fin des Samouraïs, ils sont devenus les officiers supérieurs de l'armée régulière Japonaise ?

Ce n'est pas que de l'esthétique, c'est aussi un plan compliqué, pour qu'une fois entré (ce qui n'est pas gagné car il y a un mur épais et les chateaux sont souvent difficilement accessibles), l'ennemi doit suivre un dédale de chemins, couloirs , escaliers etc, sous le feu des ennemis.

Et pour ta 2eme question, oui , les samourais étaient les officiers de l'armée japonaise en corée edans les années 1590. Mais pour l'armée du meiji (après 1868) ce n'est pas forcément le cas, puisqu'il y a désormais des académies militaires. Dans les faits, c'est souvent le cas. Dans les années 30, si les militaires comparent souvent le corps des officiers et des militaires de carrière à des samourais (les conscrits étant les ashigarus), c'est juste un modèle, sinon on ne recrute pas parmi les descendants des samourais (même si cela reste un grand prestige que de descendre d'un samourai même encore aujourd'hui).
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Tancrède
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Dim 4 Juil 2010 - 14:14

Très intéressant ton article !
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Dim 4 Juil 2010 - 14:29

le bushido

Il s'agit du code d'honneur des samouraïs, qui s'est mis en place au cours de la période médievale. La mort et l'honneur y sont omniprésents. L'honneur, car elle est la vertu première, la mort car elle est liée à l'honneur. En effet, afin de se sentir libres, les samourais doivent non seulement ne pas craindre la mort, mais en plus l'avoir constamment à l'esprit et penser leur situation par rapport à leur mort futur. Car leur esprit connaîtra la paix et leur nom un honneur raisonnant dans l'histoire si ils parviennent à mourir quand il faut. Comme il est dit « Le vrai courage consiste à vivre quand il est juste de vivre, à mourir quand il est juste de mourir ». Les vertus recommandées sont claires : la loyauté est supérieure à tout (mais, de temps en temps, il y a des conflits entre différentes loyautés, le samouraï doit alors choisir la voit la plus juste, et donc trahir, mais cette trahison peut être acceptée, tant qu'il ne choisit par de trahir par "loyauté pour sa propre personne"). En cas de manquement, la mort rachète les fautes, et comble le guerrier d'honneurs.

Les 7 vertus du Bushido :
Courage, Bienveillance, politesse, droiture, sincérité, loyauté, honneur
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Celtiktom
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Dim 4 Juil 2010 - 15:34

Interessant et bien fait.
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Dim 4 Juil 2010 - 15:49

Les armures

Une armure nippone de la période kofun (5eme siècle) pré-datant les samourais :



une armure "domaru" en cuir :


armure en métal :


Armure peinte (comme à l'époque des guerres civiles ou certaines armées peignaient les armures pour se distinguer de l'ennemi) :


Armure de métal avec des renforts de cuir, et des décorations en corde (une armure de grand chef de guerre ou de seigneur) :


Armure de style "nanban" (barbare du sud) avec la cuirasse inspirée des européens, relativement populaire chez certains clans :


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Celtiktom
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Dim 4 Juil 2010 - 15:51

Je remarque un masque pour la troisième armure, et peut-être même pour la seconde, mais je ne suis pas sûr. Tous les bushis en portaient-ils? (des masques.)
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Dim 4 Juil 2010 - 15:59

Le masque devait protéger contre les petits projectiles (caillou etc), les faibles chocs et intimider. Il faisait partie de l'équipement et tous les samourais en avaient. Mais ils ne le portaient pas nécessairement. D'après les images d'époque, on en voit rarement, et surtout les généraux (au combat ou non) ne semblent jamais en porter.

les casques (kabuto)

quelques différents types (je vous laisse choisir votre style^^. moi c'est Sujikabuto) :

sujikabuto :




classique :


mononari :


eboshi :




Boshi :



Je remercie le site samourai.free pour les photos
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Celtiktom
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Dim 4 Juil 2010 - 16:35

le deuxième "eboshi" est vraiment trés joli, je trouve...
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Rhalina
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Dim 4 Juil 2010 - 16:41

32 kg? oÔ

Elle sont en quoi les armures jap? Je pensais que c'était des lamellaires de bois/cuir/peu de métal...?

________________________________________________
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Aux autistes de l'orthographe, de la syntaxe et de la grammaire, je dirai que cette absence de respect pour ce qui représente la plus basique des communications démontre leur absence de capacité de réflexion, induit par un trouble de l'ego certain et grave....
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Luis Daoiz
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Dim 4 Juil 2010 - 17:50

Plus tard tu pourras parler de l'affaire de Sakai ou la France impérial c'est particulièrement illustré pale

Ou encore le conte populaire sur la famille Gotô qui étaient les seul frappeurs officiels des pièces d'or lors du Shogunat Togugawa
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Tibère
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Dim 4 Juil 2010 - 18:16

Très bon article , je vais l'annoncer sur le site Smile
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Lun 5 Juil 2010 - 12:05

rhalina a écrit:
32 kg? oÔ

Elle sont en quoi les armures jap? Je pensais que c'était des lamellaires de bois/cuir/peu de métal...?


Non, pas vraiment de bois. En revanche, le plus souvent, elle est en métal (sauf au début, ou elles sont en cuir) avec un peu de cuir par dessus.
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Lun 5 Juil 2010 - 16:22

autres armures :

une armure en métal récouverte de cordes colorées (une vraie armure de général !) :


Une armure en métal sans corde ou cuir (sauf pour les épaulières) :


une armure exclusivement en métal (sans décoration. Notez le casque Eboshi) :


une armure en métal sans lamellaire (moulé en une pièce, même si celle la n'est pas inspirée des armures européennes) :


une nouvelle armure de générale (lamellaire de métal recouverte de cordes)


Autre armure du même style (on voit clairement le métal de la cuirasse sous les décorations) :
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Prêteur
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Jeu 8 Juil 2010 - 9:10

tu pouvais aussi citer quelques films de Kurosawa comme Ran, Kagemusha ou le château de l'araignée qui dépeignent très bien l'époque des samouraïs.
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MessageSujet: C   Jeu 8 Juil 2010 - 10:24

Chapeau bas ptit louis lol2
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Sid Marcus
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Jeu 8 Juil 2010 - 11:03

Comment un Samouraïs montaient à cheval ? Est ce que c'ets de la même façon que les cavaliers français lourdement armées et protégés au Moyen Age montaient à cheval ?

Est ce que le Trébuchet existaient au Japon ? Est ce que la catapulte existait au Japon ?

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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Jeu 8 Juil 2010 - 12:47

La présence de trébuchets est avérée dans les années 1460. Auparavant, on sait qu'il y avait des engins lançant des pierres (on mentionne des guerriers écrasés par des pierres mais on ne sait pas si ce sont des trébuchets, des catapultes etc) mais c'est la première mention explicite de cet engin. En règle général, les samourais ne mettaient généralement de caparaçon sur leurs chevaux (et si il y en a, ils sont plus légers). De toute façon, ils n'auraient servit à rien : cela ralentissait les chevaux, mais ne protégeait certainement pas des arbalètes (très fréquentes). Et la question de la protection du cheval est moins cruciale pour un samourai qui peut facilement se relever (grâce à la souplesse de son armure) que pour un chevalier européen de la fin du moyen age et surtout de la renaissance, qui est vulnérable après la mort de son cheval du fait de son armure en une plaque (alors que les lamellaires d'acier, utilisées par les japonais, sont souples).
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Sid Marcus
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Jeu 8 Juil 2010 - 16:40

Ok, je posais juste la question^^ Généralement, est ce que l'on prenait les places fortes de l'ennemi ou l'issu de la guerre dépendait toujours majoritairement des combats rangés (et non de prises de château ennemi, on annihile l'armée adverse au cours de un combat ou de plusieurs combats) ?
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Jeu 8 Juil 2010 - 17:11

Elle dépend d'un certain nombre de facteurs, mais généralement des batailles rangées. Même si au XVIe s, les sièges prennent de l'importance, les généraux préfèrent emporter la victoire lors d'une bataille ou d'une campagne décisive. Mais la question n'appelle pas à une réponse facile dans la mesure où les situations sont diverses. Mais généralement, les généraux japonais sont finalement assez peu réticents à engager toutes leurs forces ou presque et à jouer leur sort sur une bataille; par rapport à ce qui se fait ailleurs (notamment en Europe, surtout à partir de la renaissance, avec une guerre codifiée, longue, avec des bataillesp eu décisives, des campagnes de siège). Mais il suffit que le général parvienne à sauver une partie de ses troupes (contrairement à une légende répandue, le général vaincu ne se suicide pas systématiquement au contraire. En général, le suicide n'intervient que si tout semble fini, ou si un général estime avoir trahi son maitre par la défaite, autrement dit celle-ci doit être grave ou le général particulièrement sensible à la honte. Mais même dans ce cas, il suffit que le maitre justement ordonne au général de ne pas se tuer et il ne peut pas désobéir) et la campagne peut durer. Cela peut aussi durer assez longtemps. Mais au bout du compte, la guerre est bien plus décisive qu'elle ne l'est en europe. Dans ce continent avec des Etats divers et reconnus, l'enjeu est généralement d'étendre son empire en prenant les régions une par une (cedées par un traité de paix) ou d'augmenter son influence, ou tout simplement d'humilier l'ennemi. Donc ce n'est pas une question de vie ou de mort sauf dans certains cas précis de revendications dynastiques (comme la guerre de 100 ans : le Roy anglais prétend être l'héritier à la couronne de France et donc l'annexer, la guerre est une question de survie pour le royaume de france). Au japon, le but ultime est de prendre le pouvoir et d'unifier l'archipel divisé en différentes seigneureries, pas d'étendre celle-ci. On ne peut donc pas traiter avec son ennemi pour grignoter son territoire (sauf pour gagner du temps ou manoeuvrer, mais ce ne peut être le but ultime), il faut soit le détruire, soit le soumettre et dans tous les cas affirmer son autorité sur tout son territoire.


Dernière édition par Louis le Roy le Jeu 8 Juil 2010 - 17:39, édité 1 fois
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Sid Marcus
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Jeu 8 Juil 2010 - 17:22

J'ai une dernière question, le Japon a un relief montagneux, les principales seigneuries sont elles situés près des côtes ? Dans ce cas, on devrait normalement trouvait des affrontements navales plus fréquent entre clans Japonais or quand j'ai vu les batailles que tu m'as présenté, celles-ci étaient majoritairement terrestre. Le Japon est un archipel formait d'îles, je trouve étonnant qu'il n'y a ait pas eu de grandes batailles navales entre clans.
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Jeu 8 Juil 2010 - 17:38

Citation :
J'ai une dernière question, le Japon a un relief montagneux, les principales seigneuries sont elles situés près des côtes ? Dans ce cas, on devrait normalement trouvait des affrontements navales plus fréquent entre clans Japonais or quand j'ai vu les batailles que tu m'as présenté, celles-ci étaient majoritairement terrestre. Le Japon est un archipel formait d'îles, je trouve étonnant qu'il n'y a ait pas eu de grandes batailles navales entre clans.

Certains seigneurs ont des territoires dans les montagnes (comme les Takedas ou les uesugis) au moins en partie. les territoires des seigneurs doivent recouvrir la majeure partie de l'archipel et quasiment tout le territoire du sud du japon actuel (cas si on exclue hokkaido et le sud d'honshu).

Il y a eu des batailles navales, notamment au "moyen age" (je prend la période au sens européen) mais les combats étaient surtout des duels d'archers depuis les navires (avec les tours à archers notamment) et de l'abordage. Mais généralement, les japonais préfèrent combattre à terre, car comme je l'ai dit, la victoire doit là-bas être totale, donc il faut frapper l'ennemi au coeur, et on doit forcément passer par la terre à un moment. Alors pourquoi se tracasser en passant par la mer alors qu'il suffit de marcher sur le territoire ennemi ? Même pour passer d'une île à l'autre, il suffit de voyager en bateau, débarquer dans un coin désert, et reprendre la marche à terre.
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Sid Marcus
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Jeu 8 Juil 2010 - 17:50

Est ce qu'il existe chez certains clans une tradition navale ou celle-ci avait réellement un rôle secondaire ?
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Jeu 8 Juil 2010 - 18:34

je crois ne pas trop m'avancer en disant que les navires des clans servaient principalement au transport de troupes et à des blocus. Donc il a peu de chance qu'une faction ait développé l'aspect maritime mais dans SIITW, il est possible que les devs propose une faction avec un bonus maritime.

Par contre, en parlant de piraterie, SIITW pourrait en proposer car cette période débute au XIII° siècle, elle va s'étendre jusqu'à une bonne partie du siècle suivant. La piraterie japonaise s'est concentrée en premier lieu sur les côtes coréennes avant de traverser la mer pour attaquer l'est de la Chine. Le premier raid pirate mentionné dans des textes apparaît en 1223 sur la côte sud du royaume coréen de Goryeo, suivi d'autres attaques quelques années plus tard. Plus que des attaques maritimes, ce sont des expéditions à terre qui avaient lieu aux dépens des territoires proches de l'archipel nippon. L'enlèvement et le pillage étaient particulièrement fréquents. Qui étaient les pirates à cette période? On sait que la plupart des équipages venaient de l'île de Tsushima et des provinces de Iki et Hizen. Il semble aussi avéré que dans la Mer Intérieure du Japon, les populations côtières avaient progressivement perfectionné leur technique de navigation; dans les régions pauvres, la piraterie pouvait sembler un moyen efficace de s'enrichir malgré une répression des autorités.

La piraterie finit par inquiéter suffisamment le shôgunat de l'ère Kamakura pour qu'il prenne des mesures de sécurité. Des patrouilles en mer, les suigun, étaient menées depuis assez longtemps pour garantir les itinéraires commerciaux des navires marchands jusqu'à la Chine des Song. Mais parfois aussi, les suigun joignaient eux-mêmes les pirates quand ils ne se livraient pas eux-mêmes à des déprédations en mer... En réponse, des flottes coréennes attaquèrent les bases arrières de pirates sur l'île de Tsushima, quoique cela ne supprime pas pour autant l'insécurité en mer. Les pirates s'en sont également pris aux côtes chinoises. La première attaque en Chine est signalée en 1302, les raids se développant sur toute la côte orientale, en particulier le long de la province actuelle du Shandong. Les flottes engagées dans ces raids étaient parfois très importantes, atteignant plusieurs centaines de navires. Les régions cibles s'étendirent au Zhejiang puis plus au sud. Les jonques japonaises, manœuvrables, pouvaient être menées dans l'intérieur des terres en remontant les grands fleuves, en particulier le Yangtze, semant la peur parmi les populations riveraines. Plus tard, le problème finit par prendre des proportions suffisantes pour qu'à la fin du XIII° siècle, l'empereur chinois fasse construire une série de forts côtiers formant une ligne de défense. Tout au long de cette période, la piraterie est restée un sujet de vives tensions entre la Chine et les autorités japonaises de l'île de Kyûshû.

Dès le milieu du XVI° siècle a eu lieu une résurgence de l'activité des wakô. Plusieurs hypothèses s'efforcent d'expliquer ce regain : Si le commerce maritime le long des côtes chinoises restait une cible de choix, le développement de ce trafic avait créé des rivalités où les parties en présence n'hésitaient pas à recourir à l'emploi de troupes pirates pour s'assurer la suprématie marchande, ce qui rejoint un peu le concept des corsaires occidentaux. Surtout, au Japon, la situation de guerre civile entre les clans (c'est l'époque du Sengoku Jidai) et l'absence d'autorité centrale favorisait l'insécurité. On peut aussi voir le problème en termes de relations internationales : la Chine avait fini par interdire les relations commerciales avec le Japon. Au sud, le royaume indépendant des Ryukyu se vit aussi obligé par la Chine de stopper ses relations commerciales, avant d'être annexé au Japon en 1609 par le clan Shimazu. La piraterie restait donc le seul moyen d'accéder aux biens chinois.
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Tibère
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MessageSujet: Re: les bushis/samouraïs   Jeu 8 Juil 2010 - 20:36

Marcus a écrit:
Est ce qu'il existe chez certains clans une tradition navale ou celle-ci avait réellement un rôle secondaire ?


Role réellement secondaire jusqu'à Hideyoshi Toyotomi (et encore il a vite abandonné son idée de grande flotte royale japonaise), comme le prouve comme le souligne astérix l'incapacité des différents clans à lutter contre la piraterie.
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